L’importance de la communication

Parler avec vos jeunes de la consommation de substances n’est pas l’affaire d’une seule fois.

Même si vous avez l’impression de ne pas détenir toutes les réponses, il est important d’avoir des conversations sincères, fréquentes et adaptées à l’âge de vos jeunes et ce, le plus tôt possible afin qu’ils comprennent les conséquences et les risques pour leur santé de consommer des substances alors qu’ils sont encore jeunes.

Informez-vous sur les diverses substances auxquelles vos jeunes pourraient être exposés et partagez-leur les faits sur les drogues ainsi que les répercussions possibles sur la santé physique et mentale des jeunes gens. Cela contribuera grandement à prévenir ou à retarder l’expérimentation de substances par vos jeunes.

Assurez-vous que ce soit une conversation relaxe à deux voix et non, un long monologue d’interdits et de possibles réprimandes. Partagez avec eux vos sentiments en ce qui a trait à la consommation de substances et écoutez ce qu’ils ont à dire. Demandez-leur, par exemple, ce qui se dit à l’école sur le cannabis. Il se peut qu’ils en aient une compréhension ou une perception différente de la vôtre et, fort probablement, qu’ils se sont déjà fait dire par leurs camarades des choses erronées ou qui ne correspondent pas à votre vision. Essayez de ne pas écarter ou d’ignorer leurs explications et écoutez-les calmement avec un esprit ouvert.

Si vous trouvez que vous ne connaissez pas assez de choses sur une substance en particulier, profitez de l’occasion pour le dire et demandez à votre jeune de faire des recherches sur le web avec vous.

Établissez des limites claires en ce qui a trait à la consommation de substances. Si la consommation au sein de votre famille n’est pas tolérée et que, malgré tout votre jeune consomme, il doit comprendre vos limites. Définissez vos attentes mais, laissez-leur savoir que, peu importe, vous serez toujours là pour eux.

Avant de commencer une conversation – Préparez-vous à parler!

Parler de drogue avec vos enfants peut sembler difficile, mais ces discussions sont importantes. Voici des mesures simples que vous prendre suivre pour prévenir l’usage de drogues et d’alcool par votre jeune.

Téléchargez la brochure Préparez-vous à parler! ici. 

Qu’est-ce qui arrive si votre jeune consomme déjà de l’alcool et/ou des drogues?

En parler avec votre jeune peut s’avérer utile, mais faites-vous une écoute active de ce que vos jeunes ont à vous dire? Voici comment vous y prendre.

Une conversation ouverte et franche sur leur consommation de substances peut ne pas s’avérer un exercice facile en soi mais, en même temps, être l’opportunité parfaite pour apprendre ce qui motive votre jeune à expérimenter le vapotage ou d’autres substances comme l’alcool, le cannabis ou toute autre forme de drogue.

Les jeunes traversent une période de grand stress et d’anxiété et consommer des substances peut avoir commencé comme mécanisme d’adaptation afin de faire face à leurs difficultés. Aidez-les en leur présentant des façons plus saines de faire face à la réalité et en leur laissant savoir que vous êtes toujours là pour en parler avec eux.

S’ils n’ont essayé le pot ou l’alcool qu’à quelques reprises durant des fêtes, alors ce serait l’occasion de les informer des effets du cannabis sur le cerveau en développement ou des risques pour la santé que représentent les beuveries. Ces conversations pourraient être juste ce qu’il faut pour qu’ils décident de réduire leur consommation ou d’arrêter complètement.

Assurez-vous que votre jeune ne se fait pas du tort avec les substances qu’il consomme. Si vous êtes inquiet pour sa santé et sa sécurité ou que la situation vous dépasse et qu’il vous devient impossible de communiquer avec votre jeune, faites appel à un professionnel.

Votre pédiatre peut s’avérer un aide utile en permettant à votre ado de parler de ses problèmes en toute confidence et il pourra recommander les soins appropriés si cela s’avère nécessaire.

La consommation d’opioïdes à des fins non médicales et/ou de drogues de rue peut causer des dommages importants et exiger de l’aide additionnelle ou l’intervention d’une équipe de professionnels de la santé.

C’est correct de demander de l’aide. En fait, aller chercher de l’aide d’un professionnel de la santé peut vous aider à avoir des conversations sincères et réfléchies entre vous et votre jeune.

Vous ne trouvez pas les bons mots? Préparez-vous.

Pratiquez la conversation avec votre conjoint ou un ami de confiance. Répétez la conversation entre vous au préalable. Cette conversation n’est pas facile, mais elle en vaut la peine. Entraînez-vous quelques fois. En parler à l’avance avec votre conjoint ou un ami de confiance, vous aidera à garder votre sang-froid et à vous concentrer sur le sujet. Passez quelques suggestions de conversations en revue au préalable.

Signez un contrat avec vous-même de rester calme. 

Promettez-vous de ne pas perdre patience devant votre enfant. La colère et l’hostilité ne vous mèneront à rien au cours de cette conversation. Demeurez aussi calme que possible. N’oubliez pas qu’à titre de parent, c’est vous qui êtes responsable. Soyez respectueux, simple et direct dans vos propos envers votre enfant. Par-dessus tout, n’oubliez pas de lui dire que vous l’aimez! La conversation ne sera pas parfaite – après tout, aucune conversation ne l’est. Soyez conscient du fait que vous faites la bonne chose pour votre enfant. C’est ce qui importe le plus.

Voici quelques éléments à ne pas perdre de vue lorsque vous parlerez à votre enfant :

  • Dites à vos enfants que vous les AIMEZ et que l’idée qu’ils consomment des drogues ou de l’alcool vous inquiète.
  • Vous SAVEZ que consommer des drogues peut avoir l’air de la chose à faire, mais les conséquences peuvent être graves;
  • Vous vous SENTEZ inquiet pour eux lorsqu’ils consomment des drogues;
  • Vous êtes prêt à les ÉCOUTER;
  • Vous VOULEZ qu’ils fassent partie de la solution
  • Vous lui dites ce que vous allez FAIRE pour les aider.

Sachez que vous aurez cette discussion plusieurs, plusieurs fois. Parler de drogues et d’alcool à votre enfant n’est pas une situation exceptionnelle. 

Si vous êtes un parent célibataire, divorcé ou séparé, élever votre adolescent peut poser des défis supplémentaires, mais il demeure essentiel d’avoir ces conversations.

Aide aux parents divorcés ou célibataires

Si vous êtes un parent célibataire, divorcé ou séparé, élever votre adolescent peut poser des défis supplémentaires. Si vous pensez ou savez que votre adolescent consomme des drogues, songez à faire appel à vos parents et amis pour obtenir de l’aide. Il vous faudra peut-être, même si c’est difficile, parler à l’autre parent de votre enfant afin d’établir un plan cohérent visant à établir et à maintenir les limites avec votre adolescent.

Fermement mais calmement, soyez très clair avec l’autre parent à savoir que vous devez tous les deux établir les mêmes limites et règles en ce qui a trait à la consommation de substances et établissez les conséquences. Il est difficile pour tous les parents de devoir établir des règles et de les faire respecter, mais la tâche est particulièrement ardue pour les parents célibataires hésitants qui craignent de fragiliser l’équilibre de leur relation avec leur adolescent. Dans leur cas, il peut être utile de démontrer de la sympathie envers l’adolescent en disant, par exemple : « Je sais que c’est dommage pour toi que j’aie à établir ces règles, mais si je n’avais pas ta sécurité à cœur, je ne serais pas un bon parent. »

Souvenez-vous également d’être prêt à écouter votre adolescent s’il éprouve des difficultés à vivre avec votre divorce. Disciplinez votre enfant de manière cohérente chez vous et tentez de communiquer avec l’autre parent de votre enfant afin que vous appliquiez les mêmes règles dans vos deux foyers. Établissez un couvre-feu clair et net, et demandez régulièrement à votre adolescent quels sont les amis avec lesquels il passe son temps. Soyez particulièrement attentif aux endroits que fréquente votre adolescent après l’école, surtout si vous rentrez tard de travailler. Enfin, aidez votre enfant à entretenir ses relations avec ses grands-parents, ses cousins, ses oncles et ses tantes afin qu’il ait d’autres modèles à suivre en plus de vous-même.

Si vous avez besoin d’aide pour engager la conversation avec votre adolescent, consultez ces exemples.

Pour plus de renseignements sur la mise sur pied de groupes de soutien, cliquez ici.