Réduire les méfaits

Soutenez votre ado en lui laissant savoir que vous êtes là pour l’aider

Si votre jeune consomme des substances comme  l’alcool, le cannabis, les opioïdes ou toute autre drogue sur une base régulière ou si vous craigniez que sa consommation dégénère en trouble lié à l’usage de substances, il aura besoin de votre aide.

Bien que votre objectif soit d’aider votre enfant à cesser sa consommation d’opioïdes, vous devriez connaître certaines techniques pour réduire le risque de méfaits s’il en consomme toujours.

« Le pire, c’est de ne pas reconnaître le problème alors qu’il vous fixe droit dans les yeux. » 

Le parent d’un jeune avec un trouble lié à l’usage de substances.

En tant que parent, vous êtes la personne la mieux placée pour aller chercher l’aide dont votre enfant a besoin.

Quoique vous n’approuvez pas la consommation de substances, il est important d’avoir comme objectif de réduire les risques et les répercussions néfastes que ces substances peuvent avoir chez vos jeunes.

Réduire le risque

Il y a un risque immédiat de consommer des médicaments d’ordonnance à des fins non médicales, des drogues illicites ou des pilules qui ressemblent à des médicaments d’ordonnance qu’on achète dans la rue et qui sont contaminées avec du fentanyl. Si votre jeune expérimente ou consomme des opioïdes, des stimulants ou des drogues de rue comme de la méthamphétamine, de la cocaïne – cela peut s’avérer extrêmement dangereux, même fatal.  Ces substances peuvent représenter un risque considérable pour la santé d’un jeune, y compris une intoxication accidentelle et la mort, et ce même si consommées une seule fois.  Allez chercher l’aide et les conseils de professionnels et assurez-vous d’avoir une trousse de naloxone à portée de main s’ils consomment des opioïdes.

Avoir un plan de sécurité

Adopter des consignes de sécurité peut contribuer à réduire les risques et, par le fait même, vous faites savoir à votre jeune que vous vous souciez de lui et voulez continuer à vous impliquer dans sa vie de manière positive.

Discutez avec vos jeunes d’un plan de sécurité comme mesure préventive, nommément:

  • s’assurer de ne jamais consommer en solitaire;
  • consommer des drogues uniquement dans des centres de consommation supervisée et de prévention des surdoses;
  • reconnaître les signes d’une surdose accidentelle, et bien comprendre qu’ils peuvent appeler 911 sans crainte de représailles ou d’une arrestation pour consommation de drogues.
  • Toujours avoir de la naloxone à portée de main.

Vous vous sentez dépassé par la situation?  C’est correct de demander de l’aide. 

Vous pouvez avoir du soutien immédiat et des conseils grâce à ClicParents, le service de soutien parental.  Vous pouvez aussi avoir accès à un service de consultation à court terme avec un professionnel en santé mentale pour vous-même et/ou votre jeune.  Ce service est entièrement gratuit et disponible 24h/7j.

Quelles sont les options possibles?

Ceux qui ont besoin d’une aide accrue peuvent recevoir divers types de traitement d’une durée variable dans différents établissements. Un intervenant en dépendance recommandera les soins qui répondent le mieux aux besoins de votre enfant. Il vous expliquera les différentes options de traitement, tout en tenant compte d’autres facteurs importants comme le lieu et le coût. Qu’ils soient offerts en établissement ou en consultation externe, les programmes de traitement abordent les problèmes physiques, psychologiques, affectifs et sociaux d’une personne, en plus de la consommation de substances.

Obtenir une évaluation

Une évaluation permet de déterminer le type de soins nécessaires pour votre enfant. En vue de choisir la meilleure solution pour vous et votre enfant, la première mesure à prendre est de faire évaluer ce dernier la première mesure à prendre est de faire évaluer ce dernier par un intervenant professionnel en dépendance. Le médecin traitant ou le pédiatre de votre enfant pourra vous recommander des professionnels compétents. Ce professionnel vous questionnera sur les antécédents médicaux, familiaux et psychologiques de votre enfant; les substances qu’il consomme; ses habitudes de consommation; les répercussions sur sa réussite scolaire, son rendement au travail ou ses relations; ses antécédents de traitement, le cas échéant, etc. Différents examens peuvent être réalisés, y compris un dépistage urinaire.

Il est important d’obtenir en tout premier lieu un avis médical afin de déterminer si un traitement s’avère nécessaire puis de commencer la recherche d’un continuum de soins ou de traitement qui convient le mieux à votre enfant.

Prenez note que si votre enfant a des problèmes de santé mentale, comme la dépression, l’anxiété, le TDAH ou la bipolarité, le traitement choisi devra également répondre à ces besoins.

La crise des opioïdes

La crise des opioïdes affecte la vie des familles au travers le pays.  Si vous connaissez un jeune qui consomme de façon problématique des opioïdes, agissez immédiatement.  Vous pouvez sauver sa vie.

Il est important de garder à votre portée de la naloxone et de savoir comment vous en servir, en cas de surdose accidentelle.

La brochure «Parlons opioïdes et fentanyl» peut vous aider à cerner le sujet et offrir des suggestions sur comment protéger vos jeunes et/ou réduire les risques que représentent les opioïdes.