L’Héroïne

L’Héroïne

AUSSI CONNU COMME: cheval, H, héro, junk, poudre, schnouffe, skag, smack.

Qu’est-ce que l’héroïne ?

On produit de l’héroïne en transformant de la morphine, une substance naturelle qu’on extrait de la gousse du pavot asiatique.

A quoi ressemble l’héroïne et comment est-il utilisée ?

L’héroïne prend habituellement la forme d’une poudre blanche ou brune.

L’héroïne illégale vendue dans la rue est habituellement mélangée à des poudres qui ont une apparence semblable, telles que l’amidon ou le sucre; la pureté de l’héroïne, sa couleur et sa consistance peuvent varier. Elle peut ressembler à une poudre blanche, à une sorte de gomme gluante foncée ou à une substance granuleuse. On peut s’injecter de l’héroïne, la renifler sous forme de poudre ou la fumer – peu importe la méthode de consommation, l’héroïne agit rapidement sur le cerveau et peut aboutir à une dépendance. Ceux qui reniflent ou fument de l’héroïne font face aux mêmes risques élevés de surdose et de mort que les utilisateurs qui s’injectent la drogue par piqûre intraveineuse.

Il est important de savoir que l’héroïne vendue dans la rue contient de plus en plus de fentanyl illégal et comporte un risque plus élevé de surdose.

L’héroïne et le fentanyl ont une apparence identique et les utilisateurs ne savent peut-être pas que l’héroïne qu’ils consomment est contaminée par du fentanyl (ou d’autres drogues apparentées au fentanyl, telles que le carfentanil); n’importe qui peut absorber, par inadvertance, une dose mortelle, qu’il s’agisse d’un consommateur régulier de drogues de rue ou de quelqu’un qui en fait l’essai pour la première fois.

Opioïdes et héroïne – une relation de cause à effet problématique

Les opioïdes constituent une catégorie de drogues qui comprend l’héroïne illicite ainsi que des médicaments analgésiques (antidouleurs) prescrits par ordonnance tels que l’oxycodone, l’hydrocodone, la codéine, la morphine, le fentanyl et d’autres.1

Les opioïdes analgésiques prescrits par ordonnance ont des effets semblables à ceux de l’héroïne. Les opioïdes ont des structures chimiques apparentées et interagissent avec les récepteurs des opioïdes des cellules nerveuses du cerveau et du système nerveux pour produire des effets agréables et soulager la douleur. 2

Les recherches suggèrent qu’un usage problématique de ce genre de drogues peut mener à la consommation d’héroïne. Les données de 2011 montrent qu’un pourcentage, variant de 4 à 6 %, des gens qui consomment problématiquement des opioïdes prescrits par ordonnance, ont fini par adopter l’héroïne et qu’environ 80 % des consommateurs réguliers d’héroïne ont consommé d’abord des opioïdes prescrits par ordonnance. 3

Les signes et symptômes de la consommation d’héroïne

Les effets à court terme de la consommation d’héroïne se font sentir rapidement, même après une seule dose, et disparaissent quelques heures plus tard.

L’héroïne pénètre rapidement dans le cerveau et se lie aux récepteurs opioïdes de cellules à plusieurs endroits dans le cerveau, surtout celles qui sont reliées aux sensations de douleur et de plaisir ainsi qu’au contrôle du rythme cardiaque, au sommeil et à la respiration.

Lors d’un premier essai, les utilisateurs ressentent une euphorie intense (« rush ») et une sensation de bien-être et de plaisir ainsi qu’une chaleur épidermique et une sensation de bouche sèche. On peut aussi mentionner d’autres effets à court terme, dont :

  • une sensation de lourdeur dans les bras et les jambes;
  • de la nausée et des vomissements;
  • des démangeaisons sévères.

Après l’euphorie initiale, le consommateur entre dans un état, tantôt d’éveil, tantôt de somnolence, qui peut durer environ une heure. Ses capacités mentales sont perturbées en raison de la dépression du système nerveux central. D’autres effets à court terme peuvent durer de 3 à 5 heures.

Les sensations fortes liées à l’héroïne peuvent amener un utilisateur à vouloir en consommer davantage, ce qui peut entraîner rapidement une tolérance et une dépendance à la drogue.

Bibliographie

1, 2. NIDA (Institut national de recherche sur les abus de drogues/drogues faisant l’objet d’abus : opioïdes, 2015). https://nida.nih.gov/research-topics/opioids

3. NIDA (Institut national de recherche sur les abus de drogues, Instituts nationaux de recherche  en santé); ministère de la Santé et des Services sociaux des États-Unis (Services). https://www.drugabuse.gov/publications/drugfacts/heroin#ref