Colombie britannique

Autorités régionales de la santé, Colombie-Britannique

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Découvrez quelles sont les principales préoccupations des parents de la Colombie-Britannique – une étude des comportements réalisée grâce à Odlum Brown Limiteé.*

En 2022, la plus grande partie des décès accidentels apparemment liés à une intoxication aux opioïdes au Canada sont survenus en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario.1

La Colombie-Britannique est aux prises avec une crise épouvantable de santé publique quant aux décès accidentels liés à une intoxication aux opioïdes dont les répercussions sont tragiques pour les familles.  Ces intoxications sont d’abord causées par le fentanyl que l’on retrouve dans les drogues de rue.

Il est essentiel que Jeunesse sans drogue (JSDC) puisse soutenir les parents et les divers intervenants en les informant adéquatement sur le phénomène de la consommation de substances par les jeunes, ce qui leur permettra d’amorcer des conversations réfléchies et sincères avec les jeunes.  Ils pourront ainsi les aider à mieux comprendre les risques liés à la consommation de substances, même si ce n’est qu’une première fois pour en faire l’expérience.  Nous avons mené une étude pour mieux connaître les préoccupations des parents de la Colombie-Britannique par rapport à ceux du reste du pays.

Les préoccupations principales des parents de la C.-B.

Quoique la majorité des parents canadiens soient inquiets ou très inquiets de la santé mentale de leurs jeunes et de l’intimidation qu’ils peuvent subir, les parents de la C.-B. sont encore plus inquiets que les parents des autres provinces.  Quand il est question de consommation de substances de leurs jeunes, la possibilité qu’ils soient exposés au fentanyl qu’on retrouve dans les drogues de rue apparaît, à coup sûr, en tête de liste de leurs préoccupations.2

Les parents de la C.-B. sont aussi très inquiets de la consommation des autres substances y compris le cannabis, l’alcool, les drogues de rue, les médicaments d’ordonnance, et le vapotage auxquels les jeunes ont recours pour se défoncer.  Ces inquiétudes ont pris de l’ampleur partout au pays depuis 2020 mais les parents de la Colombie-Britannique sont encore plus préoccupés par ces enjeux que ceux des autres provinces.

Quand il est question des véritables risques encourus par leurs jeunes à l’égard de la consommation de substances, 41% des parents croient que consommer du cannabis est moins risqué que l’alcool, 35% que vapoter est plus sécuritaire que la cigarette et près du quart des parents sondés pensent que consommer du cannabis avant de conduire s’avère moins dangereux que boire et conduire.

L’écart entre les croyances des parents et celles des adolescents au sujet de la proportion d’adolescents qui consomment des médicaments d’ordonnance à des fins récréatives a pris de l’ampleur.  Les ados semblent enclins à croire qu’il y a plus de jeunes qui consomment ces substances, contrairement aux parents.  Plus d’ados de la province (13-19) croient que leurs semblables consomment (35%) comparativement aux ados des autres provinces (29%).

En matière d’accessibilité aux substances, les parents de C.-B. et leurs adolescents s’entendent quant à l’accès à l’alcool et aux outils de vapotage, mais les parents surestiment la capacité d’accès de leurs jeunes au cannabis, aux médicaments d’ordonnance et aux drogues de rue.

À quoi pensent les ados?

Les ados âgés de 13 à 19 ans ont aussi fait partie de cette étude de suivi.

La plupart des jeunes de Colombie-Britannique sont très conscients des dangers du fentanyl.  81 % d’entre eux perçoivent les véritables risques associés aux drogues de rue, si on les compare aux jeunes des autres provinces (66 %). Ils connaissent aussi les risques associés aux médicaments d’ordonnance et aux produits pharmaceutiques en vente libre qui pourraient servir à se « geler ». Mais le pourcentage des jeunes britanno-colombiens qui croient que le cannabis, l’alcool et le vapotage peuvent aussi comporter des risques pour la santé est moins élevé (45 %).

Un adolescent sur quatre a remarqué un changement dans son comportement depuis le début de la pandémie et a songé à recourir à des substances quelconques pour faire face à des problèmes de santé mentale. 3

Deux tiers de ces ados songent surtout au cannabis et à l’alcool, probablement parce que ces substances sont plus accessibles et comportent moins de risques que les médicaments d’ordonnance, les drogues de rue et les substances mélangées. 9 % du groupe des ados britanno-colombiens qui ont répondu aux questions ont songé aussi à utiliser des drogues de rue. Les ados se font offrir de la drogue dans des partys. Un tiers (31 %) des jeunes ados de la Colombie-Britannique se sont fait offrir de la drogue, par rapport à 15 % dans le reste du Canada. 40 % des ados plus âgés (16-19) de la Colombie-Britannique se sont fait offrir différentes substances – 46 % dans les autres provinces. 4

19 % des jeunes de la Colombie-Britannique connaissent quelqu’un qui a eu une mauvaise expérience avec la drogue, tandis que seulement 9 % des jeunes des autres provinces connaissent quelqu’un qui a eu une mauvaise expérience avec la drogue, soit une baisse depuis 2020.5

La connaissance des effets de la consommation de substances chez les jeunes ainsi que des conversations fréquentes et ouvertes avec leurs enfants au sujet de la santé mentale, de la consommation de substances et de certaines mesures préventives sont des éléments qui aident les parents à faire ressortir l’importance des bons choix en matière de santé chez leurs enfants.

* Ces statistiques proviennent de l’étude de suivi effectuée par JSDC en 2022. Nous tenons à remercier la société Odlum Brown Limitée pour leur soutien dans le cadre de ce projet.

Bibliographie
  1. https://sante-infobase.canada.ca/mefaits-associes-aux-substances/opioides-stimulants
  2. Extrait de l’étude de suivi effectuée en 2022 par JSDC. En 2022, les parents de Colombie-Britannique étaient préoccupés davantage par les problèmes liés à la santé mentale et à la consommation de substances qu’ils ne l’étaient en 2020. Ils étaient préoccupés ou très préoccupés par la santé mentale de leurs enfants (77 % – 60 % pour le reste du Canada), l’intimidation pouvant être subie par leurs enfants (70 % – 60 % pour le reste du Canada) et l’exposition de leurs enfants au  fentanyl (55 % – 48 % pour le reste du Canada
  3. 4. 5. L’étude de suivi effectuée en 2022 par JSDC.

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