Quand il est question de vos jeunes et des substances – il est crucial de leur dire « Faut se parler »

Quand il est question de vos jeunes et des substances – il est crucial de leur dire « Faut se parler »

La Société canadienne de pédiatrie a récemment sonné l’alarme après avoir constaté le nombre d’enfants et d’adolescents qui ont subi les effets graves ou potentiellement mortels des opioïdes, des stimulants ou des sédatifs sur une période de deux ans. Selon le Programme canadien de surveillance pédiatrique, les surdoses sont maintenant la principale cause de décès chez les enfants et adolescents âgés de 10 à 18 ans dans l’ouest Canadien, qualifiant la situation d’une urgence de santé publique. Un nombre significatif d’adolescents dans toutes les provinces du pays ont également eu recours à des soins médicaux à la suite d’une surdose en 2022.

Les surdoses reliées aux stimulants étaient les plus communes suivies par les sédatifs et les opioïdes.

La majorité des parents croient qu’une surdose ou une dépendance aux substances ne représente pas une menace immédiate pour leurs jeunes mais la récente étude de la Société canadienne de pédiatrie semble dévoiler une tendance toute autre et très perturbante.

« Les parents ne pensent pas que leurs jeunes sont à risque.  Ça n’arrive qu’aux enfants des autres.  Or, en tant que parents et adultes intervenant auprès des jeunes, il est plus que jamais crucial de prendre des mesures préventives. »

Chantal Vallerand, directrice générale de Jeunesse sans drogue Canada

Une étude sur les comportements de JSDC a révélé que seulement onze pourcents des élèves du secondaire en Ontario avouaient consommer des opioïdes ou des médicaments d’ordonnance à des fins récréatives, mais le risque demeure important.

Même si les stimulants, sédatifs et opioïdes ne sont pas les premières substances que les jeunes essaieront, s’ils consomment ces substances à des fins récréatives, ils encourent des risques sérieux.  Les parents et les adultes intervenant auprès des jeunes peuvent jouer un rôle essentiel afin de limiter les risques auxquels ils s’exposent face à la consommation de substance et ce, en n’hésitant pas à en parler ouvertement avec leurs jeunes.

Parler ouvertement des drogues, c’est le premier pas vers la prévention

Les études de comportement réalisés par JSDC dévoilent que les adolescents considèrent leurs parents comme étant la source d’information la plus fiable, suivis par l’école et leurs amis.

Lorsque les familles réussissent à avoir des conversations ouvertes et sincères sur les risques d’une consommation précoce de substances, les jeunes se sentent plus soutenus et aptes à prendre des décisions éclairées pour leur propre bien-être et leur santé.

Les adolescents sont curieux de nature, et il est fort probable qu’ils ont des questions qu’ils voudraient poser soit à leurs parents ou à d’autres adultes dans leur vie – il serait donc sage d’être bien informé sur les substances.

« Nous suggérons aux parents de ne pas attendre et d’avoir des discussions éclairées sur les substances tôt dans la vie de leurs enfants.  Les parents devraient simplement aborder le sujet tout en évitant de les sermonner afin de répondre aux questions de leurs jeunes et ainsi satisfaire leur curiosité. »

Chantal Vallerand

JSDC souhaite informer et appuyer les parents afin de normaliser le sujet des substances et de la consommation dans leurs conversations familiales et ce, même si à prime abord, ils peuvent être quelque peu mal à l’aise.  Au fur et à mesure que les enfants grandiront et arriveront à l’adolescence, ils se sentiront en confiance d’aller vers leurs parents pour trouver des réponses à leurs questions ou bien demander de l’aide.

Le site web de Jeunesse sans drogue contient de l’information pertinente sur les substances ainsi que des ressources, outils et conseils pour aider les parents à avoir ces conversations avec leurs jeunes.

Notre site abrite aussi ClicParents, le service de soutien parental disponible 24/7 sans frais pour répondre aux préoccupations des parents sur la consommation de substances de leurs jeunes par le biais d’une zone de clavardage ou d’une ligne téléphonique.

Voici cinq choses simples à mettre en pratique pour protéger vos jeunes:

  1. Apprenez en plus sur les substances dont vous voulez parler avec vos jeunes.
  2. Parlez avec vos jeunes en tenant compte de leur âge respectif – et assurez-vous que ce soit bel et bien un dialogue.
  3. Sécurisez tous vos médicaments d’ordonnance et en vente libre, cannabis, alcool et drogues illicites et placez-les toujours hors de portée des enfants et adolescents.
  4. Retournez tous les médicaments périmés ou inutilisés en pharmacie pour une élimination sécuritaire.
  5. Gardez une trousse de naloxone avec votre trousse de premiers soins à la maison et sachez reconnaître les signes d’une surdose – et ce, particulièrement si un membre de la famille s’est fait prescrire des opioïdes ou si quelqu’un consomme des opioïdes à des fins récréatives.
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