L’importance de la communication

Parler de drogues et d’alcool à votre enfant n’est pas une situation exceptionnelle.

La principale raison pour laquelle vous devriez parler de drogue et d’alcool avec vos enfants est le fait que vous devez les éduquer. Vos enfants ont besoin d’entendre leurs parents leur dire que la consommation de drogues et d’alcool n’est pas tolérée dans leur famille. Ils ont besoin d’entendre leurs parents leur expliquer les conséquences de la consommation de drogues et d’alcool. Et par-dessus tout, ils doivent être tenus responsables de leurs actions relativement à la consommation de drogues et d’alcool.

Que faire si vous croyez que votre adolescent consomme déjà alcool et drogues? Que lui dire? La conversation demeure la même : les parents doivent dire à leurs enfants que la consommation de drogues et d’alcool n’est pas permise dans leur famille.

Le problème ne se réglera pas si vous ne faites rien. Vous en arriverez à un point où vous ne pourrez plus nier l’existence du problème. Vous ressentirez continuellement un tiraillement au creux de votre ventre. Vous devrez simplement reconnaître que votre enfant a un problème : il consomme des drogues et son état ne s’améliorera pas si vous n’agissez pas à sa place. Il est normal de demander de l’aide. En fait, demander de l’aide pourrait faciliter le dialogue.

Collaborer avec votre conjoint au préalable

Parfois, engager la conversation est plus difficile qu’entrer dans le vif du sujet – nous parlons ici de cette conversation avec votre conjoint au cours de laquelle vous reconnaissez le problème de drogue ou d’alcool de votre enfant, cette conversation que vous redoutez tant. Il s’agit d’une conversation plutôt sérieuse souvent chargée de tristesse, de colère et de regrets. Le déni est bien présent au cours de cette première conversation, et vous tenterez probablement de rejeter le blâme sur votre conjoint ou sur quelqu’un d’autre. Ces deux réactions ne sont utiles à personne. Le plus important est que vous passiez à l’étape suivante : déterminer ce que vous pouvez faire ensemble pour aider votre enfant.

C’est l’occasion, pour votre conjoint et vous, d’établir des règles et des conséquences relativement à la consommation de drogues ou d’alcool de votre enfant. Les règles doivent être simples : aucune consommation de drogues ou d’alcool n’est tolérée parmi les adolescents de votre famille. Les conséquences, pour leur part, doivent être claires et significatives pour votre adolescent. Ne soyez pas extrémistes dans votre choix de conséquences; assurez-vous d’être capables d’imposer ces conséquences.

Vous ne trouvez pas les bons mots?

Voici quelques pistes de discussion.

Répétez la conversation entre vous au préalable. « Entraînez-vous » quelques fois. Cette conversation n’est pas facile, mais elle vaut la peine. En parler à l’avance avec votre conjoint vous aidera à garder votre sang-froid et à vous concentrer sur le sujet. Passez quelques suggestions de conversations en revue au préalable.

Signez un contrat avec vous-même
Promettez-vous de ne pas perdre patience devant votre enfant. La colère et l’hostilité ne vous mèneront à rien au cours de cette conversation. Demeurez aussi calme que possible. N’oubliez pas qu’à titre de parent, c’est vous qui êtes responsable. Soyez respectueux, simple et direct dans vos propos envers votre enfant. Par-dessus tout, n’oubliez pas de lui dire que vous l’aimez! La conversation ne sera pas parfaite – après tout, aucune conversation ne l’est. Soyez conscient du fait que vous faites la bonne chose pour votre enfant. C’est ce qui importe le plus!

Voici quelques éléments à ne pas perdre de vue lorsque vous parlerez à votre enfant :

  • Dites à vos enfants que vous les AIMEZ et que l’idée qu’ils consomment des drogues ou de l’alcool vous inquiète.
  • Vous SAVEZ que consommer des drogues peut avoir l’air de la chose à faire, mais les conséquences peuvent être graves;
  • Vous vous SENTEZ inquiet pour eux lorsqu’ils consomment des drogues;
  • Vous êtes prêt à les ÉCOUTER;
  • Vous VOULEZ qu’ils fassent partie de la solution
  • Vous lui dites ce que vous allez FAIRE pour les aider.

SACHEZ que vous aurez cette discussion plusieurs, plusieurs fois. Parler de drogues et d’alcool à votre enfant n’est pas une situation exceptionnelle.

Aide aux parents divorcés ou célibataires

Si vous êtes un parent célibataire, divorcé ou séparé, élever votre adolescent peut poser des défis supplémentaires. Si vous pensez ou savez que votre adolescent consomme des drogues, songez à faire appel à vos parents et amis pour obtenir de l’aide. Il vous faudra peut-être, même si c’est difficile, parler à l’autre parent de votre enfant afin d’établir un plan cohérent visant à établir une politique de non-tolérance envers les drogues et à la faire respecter.

Expliquez clairement, avec fermeté et sincérité, qu’il ne faut pas tolérer de consommation de drogues ou d’alcool par votre adolescent, et établissez les conséquences en cas d’infraction. Il est difficile pour tous les parents de devoir établir des règles et de les faire respecter, mais la tâche est particulièrement ardue pour les parents célibataires hésitants qui craignent de fragiliser l’équilibre de leur relation avec leur adolescent. Dans leur cas, il peut être utile de démontrer de la sympathie envers l’adolescent en disant, par exemple : « Je sais que c’est dommage pour toi que j’aie à établir ces règles, mais si je n’avais pas ta sécurité à cœur, je ne serais pas un bon parent. »

Souvenez-vous également d’être prêt à écouter votre adolescent s’il éprouve des difficultés à vivre avec votre divorce. Disciplinez votre enfant de manière cohérente chez vous et tentez de communiquer avec l’autre parent de votre enfant afin que vous appliquiez les mêmes règles dans vos deux foyers. Établissez un couvre-feu clair et net, et demandez régulièrement à votre adolescent quels sont les amis avec lesquels il passe son temps. Soyez particulièrement attentif aux endroits que fréquente votre adolescent après l’école, surtout si vous rentrez tard de travailler. Enfin, aidez votre enfant à entretenir ses relations avec ses grands-parents, ses cousins, ses oncles et ses tantes afin qu’il ait d’autres modèles à suivre en plus de vous-même

Si vous avez besoin d’aide pour engager la conversation avec votre adolescent, consultez ces exemples.

Pour plus de renseignements sur la mise sur pied de groupes de soutien, cliquez ici.