Surmonter la crainte de parler

N’oubliez pas : plus vous attendez, plus il sera difficile de faire face à la consommation de drogues de votre enfant

La situation de votre famille devient difficile lorsque vous vous doutez – ou que vous savez – que votre enfant consomme des drogues ou de l’alcool. Il est difficile d’y faire face, et parfois, la situation s’aggrave avant qu’elle ne s’améliore. Les chicanes, les larmes et les promesses trahies peuvent être nombreuses.

Sachez que bon nombre d’autres familles sont passées à travers de tels moments difficiles, comme vous. Elles ont déjà été à votre place et pourraient même vous aider. Le plus important, c’est que vous agissiez pour votre enfant dès les premiers signes de consommation de drogues ou d’alcool. Ne cherchez pas d’excuses; l’avenir de votre adolescent dépend de ce que vous ferez (ou ne ferez pas).

Est-ce que vous vous entendez dire…

« Je ne dirai rien cette fois-ci étant donné que c’est sa première fois… » – Si les parents n’établissent pas de règles ou de politiques antidrogue claires au cours de conversations régulières et limpides, ils permettent à leur adolescent de consommer et l’incitent à le faire de façon régulière. Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour réagir à la consommation de drogues de votre adolescent. Les parents sont ce qu’il y a de plus important dans la vie d’un enfant; vos actions peuvent changer le cours des choses. Pour des conseils relativement à ce que vous pouvez dire à votre adolescent, lisez ces conversations.

« Si je suis trop dur envers mon enfant, il s’éloignera de moi. Je veux qu’il m’aime. » – Surmonter vos propres peurs est une étape importante si vous voulez aider votre enfant. Certains parents ont l’impression que leurs enfants s’éloigneront d’eux s’ils font preuve de fermeté, s’ils fixent des limites ou s’ils leur disent franchement qu’il ne faut pas consommer de drogues ni d’alcool. Mais éduquer son enfant, c’est établir des limites qui assureront sa sécurité. Pour des conseils relativement à la mise en place de limites pour vos enfants, lisez ceci.

« Je suis un parent raté. Où est-ce que je me suis trompé? » – De nombreux parents ressentent de la honte ou une impression d’avoir échoué si leur enfant consomme des drogues. Ne laissez pas vos sentiments d’infériorité l’emporter sur vous. Au lieu de vous apitoyer sur votre sort, faites tout ce que vous pouvez pour remédier à la situation.

« Je ne veux pas en parler. Ça entraînerait davantage de problèmes pour mon enfant. » – Certains parents ont l’impression que, s’ils demandent de l’aide ou qu’ils font appel à un professionnel, leur enfant sera perçu comme un fauteur de troubles, ce qui pourrait nuire à ses chances d’obtenir des bourses ou un emploi. Pour régler ce problème, il faut avoir recours à toutes les ressources possibles. Demandez de l’aide dans votre famille, au sein de votre collectivité ou à l’école de votre enfant. Trouvez une personne avec laquelle vous pouvez discuter en toute confidentialité. Obtenez des conseils sur la façon d’aborder ce problème avec d’autres parents ou des professionnels en visitant notre section Demander de l’aide.

« Mon enfant n’a pas de problème. J’ai bu à son âge et je m’en suis bien sorti dans la vie. » – Malheureusement, certains adolescents sont prédisposés à consommer de l’alcool ou des drogues au cours de leur enfance parce que leurs parents ont eux-mêmes consommé. Il est primordial que les parents jettent un regard franc sur leur propre consommation de drogues et d’alcool avant d’aider leur enfant aux prises avec un problème de consommation.

« Je ne sais pas comment régler ce problème. Par où commencer? » – Il est facile de sentir des émotions comme la culpabilité, la colère et l’insécurité nous gagner lorsqu’on constate que notre adolescent consomme des drogues. Si vous croyez ne pas être en mesure de faire face à ce problème vous-même, des gens de votre région peuvent vous aider. Demandez conseil à un employé de l’école de votre enfant, un entraîneur, un conseiller familial, un organisme local de prévention ou un membre de votre communauté spirituelle. Vérifiez s’il existe un groupe de soutien aux parents, officiel ou non, dans votre région. Ce problème est plus courant que vous le croyez. Il peut être difficile de surmonter ces sentiments de honte et d’échec, mais en réalité, demander de l’aide est peut-être la seule façon dont vous trouverez les ressources qu’il vous faut. Obtenez des conseils sur la façon d’aborder ce problème avec d’autres parents ou des professionnels en visitant notre section Demander de l’aide.

« Je suis un parent célibataire, et j’ai de la difficulté à tout faire. Je vais laisser mon ex-mari/ex-femme s’en occuper. » – Votre enfant compte encore plus sur vous si vous êtes un parent célibataire. Vous êtes sa boussole. Dans certains cas, les enfants consomment des drogues pour fuir les difficultés que présente le divorce de leurs parents ou le fait de ne pas avoir un deuxième modèle à suivre. Ce n’est pas de votre faute. Vous faites de votre mieux, mais il est maintenant temps d’engager la conversation avec votre enfant et de lui dire que vous tenez trop à lui pour le laisser s’enfoncer. Demandez, si c’est possible, de l’aide à votre ex-conjoint ou à un autre membre de votre famille pour insister sur l’importance d’une vie sans drogue. Lisez d’autres conseils destinés aux parents célibataires.

Vous ne pourrez aider votre famille que si vous surmontez votre propre peur de ces problèmes. N’oubliez pas que vous êtes le plus important protecteur de votre enfant et qu’il a besoin de votre aide au cours de ce moment difficile, qu’il en soit conscient ou non.

 

Pour vous aider à faire face à la consommation de drogues ou d’alcool de votre adolescent, lisez ces conseils destinés aux parents, aux familles et aux autres personnes qui peuvent influer sur leurs vies parce qu’elles travaillent étroitement avec les adolescents.