Médicaments d’ordonnance

Hélas, vos jeunes sont assez grands pour se servir

Dans jusqu'à 48% des maisons canadiennes, on trouve des médicaments dont les jeunes peuvent abuser - et dans seulement 11% de ces maisons, ils sont placés dans un endroit sous clé. *

* Étude des comportements JSD, octobre 2017

Saviez-vous que? 14% des adolescents canadiens ou environ 375 000 jeunes ont pris des médicaments sur ordonnance qui ne leur ont pas été prescrits. 1

Apprenez-en plus sur les médicaments d’ordonnance et ceux en vente libre les plus courants: en effet, en vous familiarisant avec les types de médicaments qui sont les plus prescrits, vous pourrez plus facilement déterminer ceux les plus populaires auprès des ados et les plus susceptibles d’être utilisés de façon inappropriée.

1. Estimation JSD d’après une étude de CAMH (Centre de toxicomanie et de santé mentale)

Voici tous les détails concernant les trois catagories de médicaments les plus fréquemment consommés.

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Retournez vos vieux médicaments – ils ne disparaîtront pas par magie!

Notre plus récente campagne «La fée des pilules» rappelle aux parents de retourner leurs médicaments d’ordonnance ou ceux en vente libre inutilisés ou périmés à leur pharmacie afin d’être éliminés de façon sécuritaire. C’est une très bonne habitude à adopter autant pour protéger vos enfants ainsi que l’environnement.

Allez au Rapportezvosmedicaments.ca pour plus d'informations et les points de dépôt de médicaments près de chez vous.

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Est-ce qu’un membre de votre famille ou vous-même devez prendre des médicaments d’ordonnance?

Voici des choses que vous pouvez faire dès maintenant pour garder vos médicaments sur ordonnance et ceux en vente libre hors de portée de vos enfants:

  • Installez une armoire à pharmacie avec serrure à clé.
  • Placez vos médicaments dans un endroit sécure soit un tiroir avec serrure ou une boîte à médicaments verrouillable.
  • Parlez avec vos jeunes des risques reliés à un usage inapproprié de médicaments.

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Sécurisez vos médicaments avec une boîte à médicaments verrouillable

Une boîte à médicaments verrouillable permettra que vos médicaments ne se retrouvent pas dans les mains de vos jeunes et, qui plus est, vous contribuerez à Jeunesse sans drogue Canada.

10 $ de l’achat de cette boîte à médicaments verrouillable sera remis à notre organisme et servira au travail de prévention des drogues chez nos jeunes canadiens.

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  • Opioïdes/ Médicaments antidouleur

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    Les opioïdes modifient la perception de la douleur chez le patient.

    Les médicaments antidouleur, ou opioïdes, sont des médicaments qui contiennent de l’opium ou qui sont des dérivés de l’opium aux effets semblables. Prescrits pour alléger la douleur, ils ne sont offerts que sur ordonnance (généralement non renouvelable). La plupart des médicaments opioïdes ou antidouleur sont sécuritaires et efficaces lorsqu’on les utilise de façon adéquate, sous la supervision d’un médecin.

    Les dérivés de la morphine, ou « narcotiques », sont issus des opioïdes et servent à traiter la douleur, à éliminer la toux, à alléger les diarrhées et à anesthésier. Lorsqu’ils consomment ces narcotiques, les toxicomanes ressentent une diminution de nervosité, d’anxiété et d’agressivité qui leur procure un bien-être général.

    Il est à noter que même si la puissance et le mode d’administration des médicaments antidouleur varient, ils peuvent tous créer une dépendance et entraîner de graves répercussions s’ils sont consommés de façon excessive.

    Exemples de médicaments antidouleur

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    La liste suivante comprend certains des médicaments antidouleur les plus connus sous le nom qui est habituellement inscrit sur l’ordonnance. Il est à noter que même si la puissance et le mode d’administration des médicaments antidouleur varient, ils peuvent tous créer une dépendance et entraîner de graves répercussions s’ils sont consommés de façon excessive.

    • Codéine : comme la morphine, on la retrouve dans l’opium – elle est toutefois moins puissante. Surtout utilisée comme médicament antidouleur.
    • Fentanyl (ou analogues de fentanyl) : médicament antidouleur opioïde synthétique semblable à la morphine administré sous forme de timbre ou oralement.
    • Morphine : puissant ingrédient actif de l’opium employé comme médicament antidouleur ou comme sédatif.
    • Opium : tiré du pavot à opium, autrefois utilisé médicalement pour alléger la douleur, mais souvent remplacé de nos jours par des dérivés d’alcaloïdes (comme la morphine ou la codéine) ou par des substituts synthétiques (opioïdes).
    • Hydrocodone : souvent combiné à des acétaminophènes pour alléger la douleur. Le Vicodin en est un exemple.
    • Oxycodone : médicament antidouleur narcotique (Percocet ou Percodan, par exemple).
    Noms familiers employés dans la rue pour décrire les médicaments antidouleur

    Oxies, OC, oxycotton, 80s, percs, vikes et vikings sont des termes couramment utilisés pour désigner les médicaments antidouleur.

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    Les adolescents se droguent-ils aux médicaments antidouleur?

    Les médicaments antidouleur constituent également le type de médicaments d’ordonnance les plus consommés par les jeunes de 16 et de 17 ans pour se droguer. Ils sont suivis des stimulants, des tranquillisants et des sédatifs.

    Selon l’enquête de 2015 sur l’utilisation de drogues et la santé en Ontario menée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH – OSDUHS 2017) un élève sur dix qui fréquente les écoles secondaires (années 7 à 12) affirme avoir eu recours à un médicament antidouleur opiacé d’ordonnance dans les 12 mois.

    En Ontario seulement, cela représente 95 000 étudiants.

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    Dans tout le Canada, on estime qu’environ 375 000 étudiants ont pris des médicaments d’ordonnance qui ne leur ont pas été prescrits.

    (estimé JSD)

    Comment les adolescents consomment-ils des médicaments antidouleur?

    On peut consommer des médicaments antidouleur de plusieurs façons. La plupart des adolescents disent avaler des comprimés, mais ceux-ci peuvent également être écrasés puis inhalés par le nez, ce qui se traduit par des effets d’intoxication accrus.

    Signes et symptômes de l’abus des opioïdes

    Effets à court terme
    Les médicaments antidouleur peuvent entraîner la somnolence, des troubles de la concentration, l’apathie, un manque d’énergie, la constriction pupillaire, des rougeurs au visage et au cou, la constipation, des nausées, des vomissements et, surtout, une dépression respiratoire.

    Effets à long terme
    Un adolescent qui se drogue aux médicaments antidouleur pour un certain temps peut devenir dépendant à cette drogue et ressentir des symptômes de sevrage lorsqu’il cesse sa consommation. À cette dépendance s’ajoute la tolérance, qui requiert une quantité toujours plus grande de drogue ou encore un mélange de drogues pour produire la sensation d’euphorie, ce qui peut se traduire par une surdose.

    Qu’est-ce que le sevrage de médicaments antidouleur?
    En raison de la dépendance physique résultant de l’utilisation chronique des médicaments antidouleur opioïdes, il faut surveiller les adolescents auxquels on prescrit des médicaments opioïdes non seulement lorsqu’ils les prennent normalement, mais également quand ils cessent de les prendre afin de réduire ou d’éviter les symptômes de sevrage comme l’agitation, la douleur musculaire ou osseuse, l’insomnie, la diarrhée, les vomissements, les frissons et les mouvements involontaires des jambes.

     

    Interactions médicamenteuses possibles

    Consultez le médecin de votre adolescent avant de leur donner des médicaments s’ils prennent déjà un médicament antidouleur d’ordonnance ou tout autre médicament, car il peut être dangereux de les combiner. Il ne faut pas mélanger les médicaments antidouleur avec de l’alcool, des antihistaminiques, des barbituriques ou des benzodiazépines. Puisque ces substances ralentissent la respiration, leurs effets combinés pourraient entraîner une dépression respiratoire potentiellement mortelle.

    Qu’est-ce qu’une surdose de médicaments antidouleur?

    Les signes physiques d’une surdose de médicaments antidouleur comprennent notamment les micropupilles, la peau moite et froide, la confusion, les convulsions, la somnolence profonde et la respiration lente ou difficile.

    Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

    Nous avons créé une liste de ressources pour vous aider, vous et votre famille, à trouver l’aide nécessaire pour vaincre la dépendance aux opioïdes.

    Fentanyl

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    Le Fentanyl est un antidouleur très puissant vendu sous ordonnance, qui est lié à de plus en plus de cas de mortalité au pays.

    La plupart de ces surdoses sont causées par le fentanyl de qualité pharmaceutique vendu dans la rue et consommé tant par des utilisateurs de drogues récréatives que par ceux qui ont des dépendances plus graves, souvent sans savoir exactement ce qu’ils consomment.

    D’un autre côté, le fentanyl illégal produit en laboratoires clandestins entraîne lui aussi de nombreux cas de décès par surdose.

    Cliquez ici pour en savoir plus sur le fentanyl illégal

    Le fentanyl est 40 fois plus puissant que l’héroïne et 50 à 100 fois plus fort que la morphine

    Le fentanyl est un analgésique opioïde synthétique semblable à la morphine, mais au potentiel beaucoup plus élevé. On l’utilise habituellement pour traiter la douleur chronique chez les patients et pour gérer la douleur après une chirurgie. On y a recours également pour les personnes qui souffrent de douleur chronique et qui ont développé une tolérance physique aux opiacés.

    Lorsqu’il est prescrit, le fentanyl est disponible sous plusieurs marques, notamment Actiq, Duragesic, et Sublimaze.

    Comme l’héroïne, la morphine et autres opioïdes, le fentanyl se fixe aux récepteurs d’opiacés, très concentrés dans les zones du cerveau qui contrôlent la douleur et les émotions. Lorsque des opiacés se fixent à ces récepteurs, ils ont la capacité de faire augmenter les taux de dopamine dans la zone du cerveau appelée « circuit de la récompense » ce qui entraîne un état d’euphorie et de relaxation.

     

    Morts causées par le fentanyl

    Le nombre de décès liés à l’utilisation du fentanyl a augmenté au Canada Entre 2009 et 2014, on a recensé au moins 655 morts au Canada, dont le décès est attribué au fentanyl. Cela représente un mort à tous les trois jours pour cette période.
    Source : Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT)
    Téléchargez le rapport complet du CCLT intitulé « Décès impliquant le fentanyl au Canada, de 2009 à 2014 ».

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    Le fentanyl dans les rues

    Dans la rue, il porte de nombreux noms argotiques, comme Apache, China Girl, China White, Dance Fever, Friend, Goodfella, Jackpot, Murder 8, TNT, ainsi que ‘Tango and Cash’.

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    Lorsqu’un médecin prescrit du fentanyl, ce peut être sous forme d’injection, de pansement transdermique ou de pastille. Cependant, le type de fentanyl consommé par les dernières victimes de surdose avait été fabriqué dans des laboratoires clandestins et mélangé à de l’héroïne en poudre (ou remplacé par de l’héroïne).
    Le fait de mélanger du fentanyl à de l’héroïne ou de la cocaïne achetée sur le trottoir augmente considérablement sa puissance et les risques associés à sa consommation.

    Signes d’une surdose de fentanyl

    Les effets comprennent, entre autres : euphorie, somnolence, dépression respiratoire et arrêt respiratoire, nausée, confusion, constipation, sédation, inconscience, coma, tolérance, dépendance et décès.
    Les médicaments de la catégorie des antagonistes des récepteurs d’opiacés agissent en bloquant l’effet des opiacés. Le Naloxone est l’un d’entre eux.

    Il faut traiter immédiatement les surdoses de fentanyl à l’aide d’un antagoniste des récepteurs d’opiacés.

    Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

    Nous avons créé une liste de ressources pour vous aider, vous et votre famille, à trouver l’aide nécessaire pour vaincre la dépendance au fentanyl.

  • Dépresseurs du système nerveux central (SNC)

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    Les sédatifs vendus sur ordonnance sont des dépresseurs du système nerveux central (SNC), ce qui signifie qu’ils ralentissent les fonctions biologiques.

    Ces médicaments sont généralement utilisés pour soulager l’anxiété et réduire les troubles du sommeil. Sinon, on les utilise dans le cadre médical notamment pour la sédation, des procédures médicales, le sevrage alcoolique, les crises épileptiques et la relaxation des muscles squelettiques.

    Souvent appelés sédatifs ou tranquillisants, les dépresseurs SNC sont des substances qui ralentissent les fonctions cérébrales normales. La plupart d’entre eux réduisent les fonctions cérébrales par l’intermédiaire d’un neurotransmetteur appelé acide gamma-aminobutyrique (GABA), un produit chimique qui permet aux cellules du cerveau de communiquer entre elles.

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    Les sédatifs et les dépresseurs SNC sont souvent prescrits sous forme de comprimés; cependant, certains sont offerts sous forme de suppositoires ou en solution pour l’injection.

    Les dépresseurs SNC et des sédatifs sont prescrits par les médecins afin de traiter une variété de problèmes de santé comme l’anxiété, les crises de panique, la nervosité, les réactions aiguës au stress et les troubles du sommeil. En forte dose, les dépresseurs peuvent servir d’anesthésiant. Il faut donc les prendre strictement selon les instructions du médecin.

    Exemples de sédatifs et dépresseurs SNC
    Les sédatifs sont regroupés en trois catégories : les benzodiazépines, les somnifères non-benzodiazépines et les barbituriques.

    Les barbituriques sont un type de dépresseur SNC souvent prescrit pour faciliter le sommeil.

    Les benzodiazépines sont un type de dépresseur SNC souvent prescrit pour alléger l’anxiété.

    Voici quelques dépresseurs SNC et sédatifs parmi les plus connus, avec leurs noms tels qu’ils sont inscrits sur les étiquettes d’ordonnance.

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    • Estazolam (ProSom)
    • Zolpidem (Ambien)
    • Zaleplon (Sonata)
    • Eszopiclone (Lunesta)
    • Phénobarbital
    • Méphobarbital (Mebaral)
    • Pentobarbital sodique (Nembutal)
    • Sécobarbital (Seconal)
    •  Chlordiazépoxide (Librium)
    • Clorazépate (Tranxene)
    • Méprobamate (Miltown)
    • Hydrate de chloral (Noctec)
    • Ethchlorvynol (Placidyl)
    • Méthaqualone (Quaalude)
    • Oxazépam (Serax)
    Noms familiers employés dans la rue pour décrire les sédatifs
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    Benzos, xanies, xani-bars, xani-bombs, roofies et downers sont des termes couramment utilisés pour désigner les sédatifs et les dépresseurs SNC.

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    L’abus des sédatifs

    Chaque dépresseur SNC fonctionne d’une façon qui lui est propre, mais ils produisent tous un effet somnolent ou calmant qui aide ceux qui souffrent d’anxiété ou de troubles du sommeil. Cependant, ils présentent un risque élevé de consommation excessive puisqu’ils produisent un état d’ébriété.

    Certaines personnes abusent des médicaments pour leurs effets euphoriques. Pour ce faire, ils peuvent en changer l’aspect ou la voie d’absorption, ou les deux.

    Les adolescents se droguent-ils aux sédatifs?

    La popularité des dépresseurs SNC comme les sédatifs et les tranquillisants augmente chez les jeunes. En 2007, 6 % des finissants du secondaire américains ont affirmé s’être drogués aux dépresseurs comme le Valium et le Xanax, contre 4 % en 1995.

    Signes et symptômes de l'abus des sédatifs

    Les sédatifs et les dépresseurs du SNC peuvent être utilisés de façon abusive et ne doivent être utilisés qu’en suivant les recommandations d’un professionnel de la santé.

      • Effets secondaires d’ordre physique comme les pupilles dilatées, les troubles d’élocution, le relâchement des muscles, l’état d’ébriété, la perte de coordination motrice, la fatigue, la dépression respiratoire, les changements sensoriels et la baisse de tension artérielle. Les adolescents qui consomment des barbituriques peuvent subir des effets secondaires comme les troubles d’élocution, le vertige, la sédation, la somnolence et la fièvre.

     

    • Effets secondaires d’ordre psychologique comme le manque de concentration, la sensation de confusion, le jugement affaibli et la perte d’inhibition. Les adolescents qui consomment des barbituriques peuvent souffrir de dépression, de fatigue, de confusion et d’irritabilité.

    Si vous êtes témoin d’un de ces symptômes ou effets secondaires, communiquez immédiatement avec un professionnel de la santé.

    Sevrage des sédatifs

    Les symptômes de sevrage comprennent notamment l’anxiété, l’insomnie, les tremblements musculaires et la perte d’appétit. Cesser la consommation de certains dépresseurs d’un seul coup peut entraîner des complications potentiellement mortelles, des convulsions, le délire et, dans certains cas, la mort.

    Puisque l’effet de tous les dépresseurs est de ralentir l’activité cérébrale, celle d’une personne qui cesse d’en prendre peut connaître un regain et dérailler, ce qui peut mener à des crises d’épilepsie, entre autres conséquences graves.

     

    Des interactions potentiellement dangereuses entre les drogues, l'alcool et les sédatifs

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    Ceux qui se droguent aux sédatifs les jumellent souvent à une d’autres drogues comme l’alcool, les médicaments d’ordonnance ou en vente libre et les drogues de rue comme la marijuana.

    Mélanger ces substances peut être très dangereux :

    • L’alcool : Prendre des sédatifs avec de l’alcool peut non seulement ralentir le rythme cardiaque et la respiration, mais également entraîner la mort. Mélangés à de l’alcool, les sédatifs et les dépresseurs SNC entraînent des effets et des risques largement accrus.
    • Les médicaments d’ordonnance : Certaines interactions médicamenteuses peuvent être risquées. Les sédatifs et les dépresseurs SNC ne devraient être combinés à d’autres médicaments que sous la supervision étroite d’un médecin.
    • Les médicaments en vente libre : Les sédatifs ne devraient pas être combinés à d’autres médicaments ou substances qui ralentissent le SNC, comme certains médicaments contre le rhume ou les allergies en vente libre. Ce mélange peut ralentir le rythme cardiaque et la respiration, ce qui constitue un risque important pour la santé.
    Signes de surdose

    Les symptômes comprennent notamment la dépression respiratoire légère, la peau moite et froide, les pupilles dilatées, un pouls faible et rapide, le coma ou la mort.

    Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

    Nous avons créé une liste de ressources pour vous aider, vous et votre famille, à trouver l’aide nécessaire pour vaincre la dépendance aux sédatifs et aux dépresseurs.

  • Stimulants

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    Les stimulants sont une vaste catégorie de substances qui ont pour effet d’augmenter le niveau d’activité du système nerveux central. Les stimulants augmentent la vigilance, l’attention, l’énergie, la pression sanguine, le rythme cardiaque et la respiration.

    Cette catégorie comprends des substances utilisées fréquemment comme la caféine, la nicotine, les décongestionnants en vente libre (p. ex. les pseudo éphédrines comme le SudafedMC), les drogues illicites (p. ex. la cocaïne, les métamphétamines), et les médicaments sur ordonnance.

    Les stimulants d’ordonnance sont le plus souvent prescrits pour le traitement des troubles déficitaires de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH).

    Les médecins prescrivent parfois des stimulants pour traiter les problèmes comme l’asthme, les problèmes respiratoires, l’obésité, le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) et les troubles du sommeil comme la narcolepsie.

     

    Exemples de stimulants
    Exemples de stimulants

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    Les amphétamines et la dextroamphétamine sont des stimulants aux effets semblables à ceux de la cocaïne.

    La méthamphétamine, qui fait partie de la grande famille des amphétamines, est un stimulant pouvant entraîner une forte dépendance.

    Le méthylphénidate est un stimulant du système nerveux central. Ses effets sont semblables à ceux de la caféine, mais plus puissants. Il est toutefois moins puissant que les amphétamines

    Noms familiers employés dans la rue pour décrire les stimulants
    Ritz, rippers, dexies, et bennies sont des termes couramment utilisés pour désigner les stimulants.

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    Consommation excessive de stimulants par les ados

    Ce type de médicament est souvent consommé en raison de l’état d’euphorie qu’il peut produire ou pour contrer les effets léthargiques des tranquillisants ou de l’alcool1. Les adolescents utilisent les stimulants pour rester réveillés, accroître leur vigilance et leur concentration, obtenir un regain d’énergie ou se droguer.

    Parfois, les adolescents font plus que simplement avaler des comprimés. Si on leur prescrit des médicaments contre le THADA, ils peuvent accumuler les comprimés au cours de la semaine et les partager avec leurs amis lors des fêtes de fin de semaine. Ils pourront alors les écraser et les inhaler, ou encore les mélanger avec de l’alcool. Des adolescents affirment également qu’ils accumulent leurs médicaments contre le THADA pour les vendre à d’autres au cours de la période des examens.

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    Consommation excessive de stimulants par les ados

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    Croyez-vous que votre adolescent se drogue aux stimulants? Si c’est le cas, voici quelques symptômes et effets secondaires à surveiller :

    • Effets secondaires d’ordre physique comme les pupilles dilatées, la perte d’appétit, la perte de coordination, l’évanouissement, l’accélération du rythme cardiaque et de la respiration, la hausse de tension artérielle, le vertige, les tremblements, les maux de tête, les rougeurs, les douleurs thoraciques accompagnées de palpitations, la transpiration excessive, les vomissements et les crampes abdominales.
    • Effets secondaires d’ordre psychologique comme l’agitation, l’anxiété, le délire, l’hostilité, l’agressivité, la panique et les tendances suicidaires ou meurtrières. De la paranoïa, souvent combinée à des hallucinations auditives ou visuelles, peut également se produire.

    Si vous êtes témoin d’un de ces symptômes ou effets secondaires, soyez également conscient de la possibilité de sevrage ou de surdose.

    Sevrage des stimulants

    Cesser la consommation de stimulants peut entraîner des symptômes de sevrage comme la dépression, la modification du cycle de sommeil, la fatigue et l’apathie.

    Des interactions potentiellement dangereuses entre les drogues, l'alcool et les stimulants

    Ceux qui se droguent aux stimulants jumellent souvent ceux-ci à d’autres substances comme l’alcool, les médicaments d’ordonnance ou en vente libre et les substances illicites comme la marijuana.

    Le saviez-vous?

    • Alcool : Les adolescents qui combinent alcool et stimulants sont enclins à boire davantage avant de ressentir les effets de l’alcool en raison de ceux des stimulants. Résultat : lorsque les effets des stimulants s’estompent, l’alcool se met à faire effet.
    • Médicaments d’ordonnance : Les stimulants ne devraient être combinés à d’autres médicaments que sous la supervision étroite d’un médecin.
    • Médicaments en vente libre : Il est dangereux de mélanger des stimulants et des médicaments en vente libre contenant du décongestionnant. La tension artérielle peut devenir dangereusement élevée ou dérégler le rythme cardiaque.
    Surdose des stimulants

    Les symptômes sublétaux d’une surdose aux stimulants comprennent les étourdissements, les tremblements, l’irritabilité, la confusion, l’hostilité, les hallucinations, la panique, les maux de tête, les rougeurs de la peau, les douleurs thoraciques, les palpitations, l’arythmie cardiaque, l’hypertension, les vomissements, les crampes, et la sudation excessive.

    La surdose ou la mort est précédée de forte fièvre, de convulsions et d’insuffisance cardiaque. Puisque, dans ces cas, la mort est partiellement imputable à l’effort déployé par le cœur, l’exercice physique aggrave les risques associés à la consommation de stimulants.

    Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

    Nous avons créé une liste de ressources pour vous aider, vous et votre famille, à trouver l’aide nécessaire pour vaincre la dépendance aux stimulants.