Les jeunes apprennent en vous regardant agir

Les jeunes apprennent en vous regardant agir

Ils obtiennent leurs indices sur la façon de se comporter dans différentes situations en observant leurs parents et des adultes de confiance.

Des comportements comme modèle

En bas âge, nos enfants imitent vos moindres faits et gestes, répètent ce que vous dites et s’amusent à faire des jeux de rôle de ce que vous faites – autant vos bons coups que les moins bons.

Avez-vous déjà écouté un enfant simuler une conversation téléphonique? Ou, deux enfants qui jouent ensemble à prendre « le thé » comme les grands tout en y tenant des propos d’adultes.

Outre le fait que ces jeux sont divertissants, ils démontrent clairement que les enfants copient les comportements des adultes qu’ils ont devant les yeux tous les jours et s’en servent comme exemples à suivre. Ainsi, ils interprètent vos sentiments envers les valeurs familiales, vos interactions avec les autres et comment vous vous comportez durant les moments heureux et durant les périodes de stress.

Au fur et à mesure que les enfants vieillissent, ils continuent à tout surveiller mais avec un regard différent. Plutôt que de simplement imiter les adultes comme ils le faisaient en bas âge dans leurs jeux d’enfant, ils observent et jugent les comportements et les actions des adultes plus particulièrement leurs parents à savoir si c’est acceptable. Après tout, si leur mère et leur père le font, ça doit être correct aussi pour eux.

Ces dernières années ont été difficiles pour beaucoup d’entre nous – parents et enfants – et le bien-être mental de chacun a été affecté par le stress de la pandémie et l’incertitude qui persiste. Les adultes et les enfants essaient simplement de se frayer un chemin à travers le monde, et les niveaux de stress et d’anxiété ont augmenté à tous les âges.

46 % des Canadiens ont indiqué que leur niveau de stress perçu était un peu ou bien pire qu’il ne l’était avant la COVID-19. De plus, les adultes vivant avec des enfants de moins de 15 ans (54 %) étaient plus susceptibles de déclarer que leur niveau de stress s’était aggravé depuis le début de la pandémie, comparativement aux Canadiens ne vivant pas avec des enfants (43 %). (Statscan – Enquête sociale canadienne (ESC) 2021)

Durant les périodes plus difficiles les adultes et les enfants tentent de gérer leur nouvel environnement et le niveau de stress peut augmenter. Il est important que les parents sachent qu’ils ont peut-être augmenté leur propre consommation de substances pour faire face à leur stress; en buvant plus d’alcool, en augmentant leur consommation de cannabis ou en s’auto-médicamentent d’autres manières pour faire face à des sentiments difficiles.

La façon dont un parent consomme de l’alcool ou des drogues peut influencer les décisions de ses enfants quant à sa propre consommation de ces substances.

Les enfants peuvent remarquer des changements de comportement chez leurs parents qui peuvent découler d’un usage accru de substances et, par conséquent, pourraient apprendre que la consommation est un moyen approprié de faire face à leurs propres sentiments inconfortables.

Ces comportements peuvent avoir vu le jour pendant des périodes de stress, avec l’intention de revenir à des niveaux de consommation antérieurs, mais les enfants ne voient pas nécessairement les choses de cette façon.

Ils peuvent voir ou entendre papa ou maman exprimer plus de colère, faire preuve de moins de patience, dormir davantage, ou ne pas être aussi présents et attentifs qu’ils le seraient normalement au sein de la famille. Ils les entendent peut-être se confier à un ami ou à un autre membre de la famille et dire : « Je suis tellement stressé; un verre de vin, une bière, une cigarette ou un joint me ferait du bien ». Ou encore « J’ai hâte de voir l’heure de l’apéro arriver. »

Traduction pour les enfants : « Quand je me sens stressé, un verre de vin, une bière ou un joint va m’aider. »

Les parents essaient juste de passer au travers de leur stress ou anxiété, mais ils ne sont peut-être même pas conscients d’être en train de transmettre des messages négatifs aux enfants. Mais nos enfants peuvent interpréter ces choix comme étant des moyens valables de gérer le stress, l’angoisse et d’autres émotions.

Le sentiment de culpabilité que l’on ressent face à de mauvais choix faits en des périodes difficiles peut juste ajouter à votre stress, mais il est bon d’être conscient de nos choix et des conséquences qui peuvent en découler.

Soyez honnête(s) avec vos enfants si vous avez fait des choix malsains. Expliquez-leur que vous êtes stressé pendant une période aussi imprévisible et que vous avez, à l’occasion, fait des mauvais choix. Demandez-leur ce qu’ils ressentent et ce qu’ils font pour réduire leur stress ou leur angoisse. Livrez-vous à un exercice de remue-méninges à l’égard d’activités saines que vous pouvez effectuer avec eux et assurez-vous de souligner vos meilleurs coups.

Apprendre des stratégies d’adaptation saines pour faire face au stress et les modéliser pour vos enfants peut être bénéfique pour toute la famille.

Voici quelques suggestions utiles :

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