Médicaments employés à des fins non médicales

On peut consommer presque tous les médicaments d’ordonnance pour d’autres raisons que celles prévues; cependant, ce sont habituellement les médicaments psychotropes qui font l’objet d’une consommation excessive.

Les analgésiques opiacés, les tranquillisants, les stimulants, les amphétamines, les sédatifs et les barbituriques sont parmi les médicaments d’ordonnance les plus souvent consommés de façon excessive.

  • Les opioïdes sont les médicaments antidouleur comprenant des ingrédients actifs comme la morphine, l’oxycodone et la codéine, tandis que les tranquillisants comprennent notamment les benzodiazépines comme le diazépam (ValiumMD) et l’alprazolam (XanaxMD), souvent prescrits dans le but d’atténuer le stress et de limiter les crises de panique.
  • Les stimulants comprennent notamment la dextroamphétamine (AdderallMD) et le méthylphénidate (RitalinMD), tandis que les barbituriques sont les médicaments prescrits pour traiter l’anxiété, les troubles du sommeil et les crises d’épilepsie, comme le pentobarbital sodium (NembutalMD) et le méphobarbital (MebaralMD).
  • Les autres médicaments licites (légaux) courants qu’on peut consommer en raison de leurs effets psychoactifs sont ceux qu’on peut obtenir sans ordonnance (aussi appelés médicaments en vente libre). Il s’agit notamment des médicaments contre la toux, des somnifères et des médicaments antihistaminiques. Par exemple, les médicaments en vente libre courants comprenant de l’éphédrine ou de la pseudoéphédrine, deux précurseurs, peuvent être mélangés à d’autres ingrédients pour produire un stimulant synthétique nommé méthamphétamine. Bien que la consommation excessive de ces médicaments soit répandue, nous ne mettrons pas l’accent sur ceux-ci dans le présent document.
  • Bien que les stéroïdes anabolisants ne soient pas un médicament psychotrope, les personnes qui veulent améliorer leurs capacités athlétiques ou leur apparence en consomment parfois. Aussi l’Enquête sur les toxicomanies au Canada de 2004 a-t-elle révélé qu’environ 0,6 % des Canadiens âgés de plus de 15 ans avaient déjà fait usage de stéroïdes.
  • Des études indiquent également que les étudiants utilisent des inhalateurs d’ordonnance contre l’asthme – qui sont toutefois omis régulièrement dans les études à grande échelle sur la consommation de drogues – à des fins non médicales. Des recherches américaines portant sur la mauvaise utilisation des inhalateurs contre l’asthme chez les étudiants ont révélé qu’environ 9 % d’entre eux avaient utilisé, au cours de leur vie, un inhalateur à des fins non médicales et que le taux d’utilisation augmentait au fil du parcours scolaire (de la cinquième à la dixième année). Autre conclusion : environ un cinquième des garçons possédant un inhalateur contre l’asthme avaient reçu une offre d’achat ou d’échange de leur inhalateur.

Plus d'information sur les principaux médicaments d’ordonnance que l’on retrouve dans l’armoire à pharmacie familiale et qui peuvent être utilisés par les adolescents ou autres pour se droguer.