Mythes sur cannabis

Connaissez-vous les faits à propos de cannabis? Voici quelques mythes couramment évoqués.

MYTHE : Le cannabis est sans danger.

FAIT : Le Cannabis, ou la marijuana, est plus puissante que jamais. La consommation de marijuana peut mener à une panoplie de problèmes de santé, d’ordre social, d’apprentissage et de comportement à un moment charnière du développement d’une jeune personne. Se droguer affaiblit également le jugement, ce qui peut se traduire par des décisions risquées relativement au sexe, à la criminalité ou au fait de monter dans un véhicule alors que les facultés du conducteur sont affaiblies. Selon le National Center on Addiction and Substance Abuse (CASA)de l’Université Columbia, les adolescents toxicomanes sont cinq fois plus susceptibles d’avoir une vie sexuelle active que ceux qui ne sont pas toxicomanes. Se droguer favorise également l’apathie, les comportements irresponsables et les décisions risqués.

MYTHE : Le cannabis ne crée pas de dépendance.

FAIT : Les croyances populaires sont souvent trompeuses; les jeunes peuvent devenir accros au pot. Des recherches démontrent que la marijuana peut entraîner une dépendance. Chaque année, plus d’enfants sont traités pour une dépendance à la marijuana que pour l’ensemble des autres dépendances à une drogue illicite.

MYTHE : Les parents ne peuvent pas faire grand chose pour empêcher leurs enfants d’« expérimenter » du cannabis.

FAIT : La plupart des parents sont surpris d’apprendre qu’ils exercent la plus grande influence sur leurs enfants en ce qui a trait aux drogues, mais c’est bel et bien vrai. Le message doit donc provenir des parents d’abord. Les enfants doivent se faire dire combien la consommation de marijuana peut être dangereuse. Ils doivent savoir combien elle peut nuire à leur vie. Et ça commence en écoutant quelqu’un en qui ils ont confiance. En prenant leurs responsabilités, en sachant ce que leurs enfants font et en établissant des limites et des règles claires ainsi que leurs conséquences, les parents peuvent aider leurs enfants à renoncer aux drogues.

MYTHE : La consommation du cannabis n’a pas de conséquence à long terme.

FAIT : Des recherches démontrent que les enfants qui fument de la marijuana adoptent des comportements qui peuvent nuire à leur avenir comme avoir des relations sexuelles, avoir des démêlés avec la justice ou perdre une bourse d’études. La marijuana nuit également au rendement scolaire et accroît les risques de dépression et d’anxiété.

MYTHE : De nos jours, le cannabis n’est pas aussi populaire que d’autres drogues comme l’ecstasy.

FAIT : Les jeunes consomment plus de marijuana que de toute autre drogue illicite. 60 % des jeunes toxicomanes consomment uniquement de la marijuana.

MYTHE : Les jeunes enfants n’entreront pas en contact avec le cannabis.

FAIT : S’il est vrai que la consommation globale de marijuana diminue, bon nombre d’enfants et d’adolescents en consomment toujours. Selon l’étude nationale Monitoring the Future, réalisée annuellement aux États-Unis, la proportion d’élèves de 8e année ayant consommé de la marijuana a diminué au cours des sept dernières années, passant d’environ un sur cinq à légèrement en deçà de un sur dix. Or, si on prend en considération les récentes recherches qui établissent un lien entre la consommation de marijuana et les troubles de santé mentale comme la dépression et la schizophrénie, ce chiffre demeure néanmoins beaucoup trop élevé. Cette même étude fait remarquer qu’en 12e année, plus de deux adolescents sur cinq consomment de la marijuana.

MYTHE : Les parents qui ont expérimenté avec cannabis au cours de leur jeunesse et qui disent à leurs enfants de ne pas l’essayer sont des hypocrites.

FAIT : C’est aux parents que revient la décision de parler ou non à leurs enfants de leur propre expérience avec la drogue. Cela dit, ils peuvent dire à leurs enfants qu’on en sait beaucoup plus aujourd’hui sur les conséquences graves d’ordre sanitaire et social de la marijuana qu’à l’époque.

Vos adolescents qui terminent l’école secondaire et se préparent à entrer au collège sont à risque de consommer des drogues et de l’alcool. Or, le secondaire est une période cruciale au cours de laquelle le jeune acquiert des connaissances de base qui lui serviront toute sa vie. Faites en sorte que vos adolescents s’abstiennent de consommer des drogues au cours de ces années importantes pour leur apprentissage.

Le cannabis n'est pas une drogue inoffensive.  Il peut nuire à la réussite de votre adolescent à l’école et aux épreuves uniques ainsi qu’au cours du reste de sa vie.

  • La marijuana peut réduire les capacités d’apprentissage d’un adolescent. Une forte consommation de marijuana diminue les capacités des jeunes à se concentrer et à accumuler de l’information1, ce qui peut s’avérer très problématique au cours des meilleures années d’apprentissage de leur vie.
  • La consommation de marijuana nuit aux résultats scolaires. Un adolescent dont la moyenne est de « D » est quatre fois plus susceptible d’avoir consommé de la marijuana que celui dont la moyenne est de « A »2.
  • La marijuana et la consommation d’alcool chez les mineurs se traduisent par des taux de décrochage accrus. Les élèves du secondaire qui consomment fréquemment de l’alcool ou des drogues sont cinq fois plus susceptibles de décrocher que leurs pairs3. Les probabilités qu’un adolescent décroche sont plus de deux fois plus élevées s’il consomme de la marijuana que s’il n’en consomme pas4.

La marijuana crée une dépendance. Elle peut causer des problèmes aux jeunes consommateurs sont le corps et le cerveau est toujours en développement, ce qui réduit leurs chances de réussite.

  • Des recherches démontrent que la marijuana est trois fois plus susceptible de créer une dépendance chez les adolescents que chez les adultes et que, plus tôt les enfants commencent à consommer de la marijuana, plus ils sont enclins à devenir dépendants à la marijuana ou à une autre drogue illicite au cours de leur vie5.
  • Les adolescents qui commencent à consommer de la marijuana à un jeune âge, lorsque le cerveau est encore en développement, sont susceptibles de souffrir de déficits neuropsychologiques touchant particulièrement leurs aptitudes verbales6.
  • Les adolescents qui consomment régulièrement de la marijuana ont souvent une capacité d’attention limitée, un manque d’énergie, d’ambition et de jugement, des aptitudes réduites en matière de communication ainsi qu’un inconfort dans des situations sociales – les scientifiques appellent « syndrome amotivationnel » cet ensemble de problèmes.

Les parents doivent connaître les faits à propos de la marijuana. Établir des règles et les faire respecter peut être un tournant dans la vie des adolescents.

  • Les jeunes qui ne font pas l’objet d’une supervision régulière de la part de leurs parents sont quatre fois plus enclins à consommer des drogues7 que les autres jeunes.
  • Les parents constituent la plus grande influence sur les enfants en ce qui a trait aux drogues. Les deux tiers des jeunes âgés de 13 à 17 ans affirment que la possibilité de perdre le respect de leurs parents est un des plus importants facteurs dans leur décision de ne pas fumer de marijuana ou consommer d’autres drogues8.
  • La désapprobation parentale joue un rôle clé pour empêcher la consommation de drogue. En 2004, les jeunes qui croyaient que leurs parents verraient d’un très mauvais œil leur consommation de marijuana affichaient un taux de consommation 80 % plus faible que ceux qui croyaient que leurs parents ne la verraient pas d’un très mauvais œil (5,1 % contre 30 %)9.
  • Les enfants dont les parents leur apprennent les dangers de la marijuana et des autres drogues illicites sont beaucoup moins susceptibles de consommer des drogues10.

  1. Pope HG et coll. Early-onset cannabis use and cognitive deficits: What is the nature of the association? Drug and Alcohol Dependence.,69 (3): 303-310, 2003.
  2. The National Household Survey on Drug Abuse (NHSDA) Report: Marijuana use among youths. SAMHSA, 2002. Basé sur des données provenant du National Household Survey on Drug Abuse de 2000.
  3. The National Center on Addiction and Substance Abuse at Columbia University (CASA). Malignant neglect: Substance abuse and America’s schools. New York: Columbia University, 2001.
  4. Bray JW et coll. The relationship between marijuana initiation and dropping out of school. Health Economics.,9(1): 9-18, 2000.
  5. Youth Marijuana Prevention Initiative:The NCADI Report. U.S. Department of Health and Human Services, October 2002.  Gfroerer, JC et Epstein, JF. Marijuana initiates and their impact on future drug abuse treatment need. Drug and Alcohol Dependence.,54(3):229-237, 1999. Anthony, JC et Petronis, KR. Early-onset drug use and risk of later drug problems. Drug and Alcohol Dependence., 40: 9-15, 1995. Grant, BF et Dawson, DA. Age of onset of drug use and its association with DSM-IV drug abuse and dependence: Results from the National Longitudinal Alcohol Epidemiologic Survey. Journal of Substance Abuse,10: 163-173, 1998.
  6. Pope, HG et coll. Early-onset cannabis use and cognitive deficits: what is the nature of the association? Drug and Alcohol Dependence.,69 (3): 303-310, 2003.
  7. Metzler, Rusby et Biglan. Community builders for success: monitoring after-school activities. Oregon Research Institute, 1999.
  8. Partnership for a Drug-Free America Attitude Tracking Study, 2002.
  9. National Survey on Drug Use and Health 2004. SAMHSA, 2005.
  10. Greenblat, J. Self-reported behaviors and their association with marijuana use. SAMHSA. Basé sur des données provenant du National Household Survey on Drug Abuse, 1994-1996.