Archive of published posts by

Back home

Leadership corporatif : force libératrice au temps de la COVID 19

05/20/2021
This image has an empty alt attribute; its file name is RJCares_DFK_V1FR-1024x1024.jpg

Ce serait un euphémisme de dire que la dernière année a été difficile pour la majorité d’entre nous, chacun se débattant avec ses propres peurs, ses propres difficultés et ses propres soucis. Plusieurs d’entre nous ont eu recours à des substances pour faire face à l’inconfort de la situation ou pour camoufler des symptômes de troubles mentaux existants ou imminents.

Jeunesse sans drogue Canada (JSDC) soutient les familles pour réduire les risques d’une consommation problématique de substances et fait la promotion de comportements sains auprès des jeunes; notre travail n’a jamais été aussi important qu’il ne l’est maintenant.

Évidemment, la demande pour nos services a augmenté. Malheureusement, le financement pour en assurer la mise en œuvre n’a pas augmenté et ne suffit pas pour répondre à la demande, et, comme bien d’autres organismes sans but lucratif 1, cette situation a eu des conséquences très sérieuses pour Jeunesse sans drogue Canada.

JSDC n’a jamais reçu de financement direct des gouvernements et est en compétition avec d’autres organisations de taille similaire pour trouver du financement auprès d’autres sources. Plusieurs donateurs corporatifs et de nombreuses fondations connaissent cependant des difficultés à l’heure actuelle, soit des pertes de revenus, des licenciements, sans oublier les innombrables demandes d’aide. Tout le monde essaie de s’y retrouver dans cette pandémie et de voir comment ils peuvent se préparer en vue de la reprise.

Dans une telle situation, qu’est-ce qu’une organisation comme JSDC peut faire? Comment pouvons-nous innover pour répondre aux besoins tout en gardant la tête hors de l’eau?

Nous pouvons commencer en tenant compte de deux observations assez répandues au sujet du financement formulées par certains des grands acteurs contemporains de la philanthropie :

  1. Les individus veulent faire partie de la solution. Dans un contexte caractérisé par des ressources limitées, « la somme totale des dons versés par des personnes a augmenté » (rapport annuel 2020 de CanaDON.org). Nous savons que le fait de donner peut avoir des vertus thérapeutiques et habiliter les gens à tenter de trouver des solutions aux problèmes sociétaux. Les individus semblent répondre à cet appel et démontrent concrètement qu’ils veulent participer directement à résoudre les problèmes; ils veulent donner plus que de l’argent et désirent participer à des activités qui ont un impact collectif;
  2. les initiatives qui entraînent la participation des employés à des activités bénévoles sont plus intéressantes pour des donateurs corporatifs éventuels, et peuvent accroître les possibilités d’obtenir des fonds de ce genre de sources. Si l’on se fie aux dires de la Harvard Business Review, « les entreprises se rendent compte que, lorsqu’elles intègrent des activités de bénévolat à leurs programmes de dons corporatifs, cela sert bien leur entreprise. La recherche a démontré que ce genre de programmes accroît la satisfaction des employés, favorise l’engagement de ceux-ci et a des effets bénéfiques sur le maintien en emploi. » (Harvard Business Review, 2020). De nos jours, les individus veulent travailler pour des entreprises qui ont à cœur le bien-être des gens.

Ce sont des tendances encourageantes en matière de philanthropie et elles cadrent  bien avec le travail de JSDC pour mobiliser les Canadiens; après tout, créer un mouvement social – en vue de prévenir les risques et méfaits liés à  la consommation de substances par les jeunes, c’est notre raison d’être. Cependant, la question qui nous importe alors que notre travail est si important, est la suivante : « comment pouvons-nous tirer parti de cette tendance qui nous est  favorable et ainsi, mieux répondre aux besoins des familles et des collectivités au Canada? »

En fin de compte, un amalgame exceptionnel d’innovation de la part de nos partenaires, d’adhésion à notre cause et de leadership à l’échelle nationale s’est avéré être une solution novatrice. Entre en scène la société Raymond James Ltée.

Premier cabinet indépendant d’investissements au Canada, la société Raymond James Ltée est depuis longtemps un partenaire de confiance pour JSDC et le moteur de certaines de nos initiatives corporatives les plus importantes.  En tant qu’une des «Entreprises généreuses», de l’initiative publique Imagine Canada, RJ est reconnue pour être l’un des chefs de file en matière d’investissement communautaire et de responsabilité sociale, et placer les gens au centre de ses préoccupations. Sans surprise, l’entreprise attire des salariés et des associés qui concrétisent cette promesse, en plus de canaliser cet engagement partagé, axé sur une volonté de changement social.

Du 1er mai au 11 juin à la grandeur du pays, avec nos amis de Raymond James Ltée, nous avons participé à notre toute première activité intituléeRJ 5km pour les enfants, un événement charitable caractérisé par une participation active des employés et élaboré par la Fondation Raymond James Canada. Par ces temps difficiles, l’activité permet aux participants de poursuivre des objectifs de santé personnelle tout en travaillant ensemble dans un objectif commun – compléter un parcours commandité de 5 kilomètres, c’est-à-dire recueillir des dons pour Jeunesse sans drogue Canada et mieux faire connaître le travail de l’organisme.

This image has an empty alt attribute; its file name is RJCares_DFK_V5FR-1024x1024.jpg

À chaque jour qui passe, le soutien pour l’initiative #RJ5km pour les enfants et #JSDC prend de l’ampleur et notre reconnaissance envers la société Raymond James Ltée et la Fondation Raymond James Canada est infinie pour leur investissement à notre égard. Grâce à cette initiative et aux fonds recueillis, JSDC peut aller de l’avant avec confiance et se préparer en toute quiétude en vue d’un retour à la normale.  Nous pourrons ainsi nous consacrer à maximiser nos activités pour soutenir adéquatement les familles aux quatre coins du pays.

En se faisant les ardents promoteurs de cette initiative – qui démontre la capacité d’individus épris de justice sociale d’avoir un impact social profond, la société Raymond James Ltée aide à redéfinir et à faire de la philanthropie corporative une force d’innovation sociale. Il s’agit véritablement de leadership en action.

#RJCARES @raymondjamesCDN  @rjcfoundation

Pauline Bondy, Directrice nationale de la philanthropie, Jeunesse sans drogue Canada


  1. Soixante-huit pour cent des organismes de bienfaisance  ont vu une baisse des dons depuis le début de la pandémie, et une augmentation des demandes de services. (Imagine Canada,  Enquête sectorielle, 2020

No Comments

Communiqué de presse – la « Fée des pilules » fait un retour

08/5/2020

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate

OTTAWA, 4 août 2020Une crise parallèle persiste à l’ombre de la pandémie – la crise des opioïdes continue à faire des ravages.

Les difficultés engendrées par la COVID 19 ont relégué au second plan le fait que la crise des opioïdes ne cesse de prendre de l’ampleur, résultant en une consommation accrue et problématique des drogues ainsi qu’une augmentation des surdoses et des empoisonnements accidentels un peu partout au pays.

C’est chez les jeunes Canadiens de 15 à 24 ans que le besoin de soins hospitaliers après avoir fait une surdose d’opioïdes connaît la plus forte augmentation. (Gouvernement du Canada – La crise des opioïdes au Canada (fiche d’information).

« Alors que nous sommes déjà confrontés à des difficultés sans précédent pendant cette pandémie, nous ne voulons pas prendre le risque de voir nos enfants consommer des médicaments à des fins non médicales », déclare Chantal Vallerand, directrice générale de Jeunesse sans drogue Canada (JSD). «Nous incitons les parents à être encore plus vigilants et à conserver les médicaments sous ordonnance dans des endroits sécuritaires et hors de la portée des enfants et des autres membres de la famille. »

La Campagne annuelle de récupération de médicaments de Jeunesse sans drogue Canada a pour objectif de communiquer à toutes les familles l’importance de placer dans un endroit sécuritaire les médicaments d’ordonnance et de retourner tous médicaments périmés ou inutilisés à la pharmacie de leur choix pour une élimination écologique et sécuritaire.

Une étude ontarienne* révèle qu’un étudiant sur 10 au secondaire admet s’être servi d’un médicament d’ordonnance à des fins non médicales – et la plupart d’entre eux affirmaient avoir trouvé ces médicaments à même l’armoire à pharmacie familiale. Traduit en chiffres, ceci représente près de 310 000 jeunes au Canada. (Estimation de JSD)

Il y a lieu de se préoccuper du fait que les jeunes peuvent envisager d’avoir recours aux substances pour faire face à des sentiments de stress, d’angoisse, d’ennui ou d’isolement pendant la pandémie. Pour réduire la possibilité d’un usage « récréatif » de médicaments par les jeunes, il importe plus que jamais pour les parents et les divers aidants d’entreposer et de disposer des médicaments inutilisés en toute sécurité.

48 % des foyers canadiens possèdent des médicaments sous ordonnance potentiellement dangereux, et seulement 11 % de ceux-ci conservent ces médicaments dans des endroits sécurisés ou verrouillés. (Sondage de JSD, 2017).

Les médicaments d’ordonnance et en vente libre qui sont conservés dans des armoires à pharmacie non verrouillées peuvent facilement servir à des fins non médicales et engendrer une consommation problématique.

« C’est un excellent réflexe de protéger vos vieux médicaments en attendant de les rapporter »

Cette année, la « Fée des pilules » fait un retour pour rappeler aux parents qu’en réalité, elle n’existe pas – de sorte qu’ils doivent se responsabiliser pour assurer eux-mêmes la sécurité de leurs enfants. La Campagne nationale de récupération de médicaments est promue dans le cadre d’une campagne multimédia conçue par l’agence de publicité FCB de Montréal.

Plusieurs organisations se sont jointes à Jeunesse sans drogue pour promouvoir la Campagne nationale de récupération de médicaments y compris l’Association de récupération de produits santé (ARPS).

« Nous pouvons tous jouer un rôle actif pour protéger nos jeunes et les garder à l’abri d’un usage non médical des médicaments sous ordonnance. Les médicaments gardés à la maison peuvent être ingérés accidentellement par les enfants, utilisés par d’autres membres de la famille, volés et revendus sur le marché noir. Poser des gestes concrets, par exemple sécuriser tous les médicaments présents à la maison et rapporter les médicaments inutilisés, en vue de leur disposition sécuritaire, dans une des pharmacies du réseau de l’ARPS contribuera énormément à protéger les jeunes canadiens des risques de surdoses accidentelles et de consommation problématique de ces mêmes drogues. » Terri Drover, directrice générale, Association de récupération de produits santé.

À propos de Jeunesse sans drogue Canada

Jeunesse sans drogue Canada est un organisme à but non lucratif du secteur privé qui crée et diffuse des messages de sensibilisation et de prévention des drogues avec l’aide de ses partenaires œuvrant dans les domaines de la publicité, de la recherche et des médias, JSD offre aussi aux parents des outils et des conseils pertinents pour faciliter le dialogue avec leur(s) jeunes sur son site Web : jeunessesansdroguecanada.org.

 

* Centre de toxicomanie et de santé mentale, CAMH, Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) – rapport, 2019

 

 

Pour de plus amples renseignements :

Chantal Vallerand

Directrice générale

cvallerand@dfk-jsd.org

No Comments