Fentanyl illégal

09/15/2017

Fentanyl illégal

Le terme fentanyl illégal désigne les imitations de fentanyl conçues pour reproduire les effets pharmacologiques du médicament. Ce fentanyl illégal est produit dans des laboratoires clandestins et peut contenir (ou même être substitué par) de l’héroïne ou de la cocaïne en poudre.

Ce type de fentanyl est extrêmement puissant, souvent encore plus que le fentanyl vendu sous ordonnance en pharmacie. 

Le mélange de fentanyl avec de l’héroïne ou de la cocaïne vendue dans la rue, augmente considérablement leur puissance et les dangers potentiels et est associé à plusieurs cas de surdosage au Canada.

Les Faits 1

  • Le fentanyl est parfois mélangé à d’autres drogues, notamment à l’héroïne et à la cocaïne.
  • Il est utilisé sous forme de comprimés qui ressemblent à des médicaments vendus sur ordonnance.
  • Des surdoses se sont produites chez des personnes qui ne savaient même pas qu’elles avaient consommé du fentanyl.
  • Le fentanyl est difficile à détecter, car il est sans odeur et sans goût.
  • Il est souvent sous forme de poudre, de pilules, de liquide ou de buvards.
  • Deux milligrammes de fentanyl pur, soit l’équivalent de quatre grains de sel, peuvent suffire à tuer un adulte moyen.
  • L’exposition involontaire au fentanyl pur – le fait d’en toucher ou d’en inhaler – peut causer des méfaits graves, voire la mort.
  • Le nombre de décès attribuables au fentanyl est à la hausse au Canada.

Il peut être difficile d’identifier les signes d’abus de fentanyl chez les jeunes. Les nombreux signes d’abus de substances, combinés aux comportements habituels des toxicomanes et liées aux autres dépendances peuvent correspondre à une utilisation illégale de ce médicament.

Si vous savez ou croyez que votre enfant consomme du fentanyl ou tout autre opiacé de façon abusive, obtenez de l’aide immédiatement. Vous pouvez également vous procurer une réserve d’un antagoniste d’opiacés comme le Naloxone en cas de surdose accidentelle.

Signes et symptômes d’une surdose de fentanyl

Les symptômes physiques de la surdose de fentanyl comprennent :

  • Somnolence grave /sédation
  • Respiration lente et superficielle
  • Nausées
  • Arrêt respiratoire
  • Confusion
  • Bleuissement des lèvres et des ongles
  • Absence de réaction de la personne
  • Gargouillis ou ronflements
  • Peau froide et moite
  • Contraction des pupilles
  • Somnolence/ dépression respiratoire
  • Coma
  • Décès

Les surdoses de fentanyl doivent être traitées immédiatement avec un antagoniste d’opiacés comme le Naloxone. 

Les médicaments appelés « antagoniste des récepteurs d’opiacés » comme le Naloxone ou le Naltrexone agissent en bloquant temporairement les effets des opiacés. Il est crucial d’obtenir de l’aide médicale après l’administration d’un antagoniste d’opiacés. 

Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

1. GRC – site web – http://www.rcmp-grc.gc.ca/fr/quest-ce-que-le-fentanyl

 

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Stéroïdes anabolisants

11/29/2012

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Stéroïdes anabolisants

À propos des stéroïdes

Le mot « stéroïde » désigne une catégorie de drogues qu’on utilise dans le traitement d’une grande variété d’états pathologiques, de l’aide à la reproduction (p. ex., estrogène) à la régulation du métabolisme aux fonctions immunitaires en passant par l’augmentation de la masse musculaire et osseuse et le traitement des inflammations et de l’asthme (p. ex., cortisone).

Que sont les stéroïdes anabolisants?

Les stéroïdes anabolisants sont une catégorie de stéroïdes utilisés pour augmenter la masse musculaire et osseuse. Ces drogues conçues en laboratoire visent à reproduire l’hormone sexuelle masculine, la testostérone. Malgré le fait qu’il existe divers types de stéroïdes, les adolescents ont tendance à consommer des stéroïdes anabolisants.

Les stéroïdes anabolisants sont offerts légalement sur ordonnance, le plus souvent pour traiter des états pathologiques attribuables à une production anormalement faible de testostérone qui peut retarder la puberté et entraîner de l’ostéoporose et de l’impuissance. On les prescrit également pour traiter l’atrophie musculaire chez les malades du VIH/sida ainsi que d’autres maladies qui causent une perte de masse musculaire maigre. Cependant, une consommation excessive de stéroïdes anabolisants peut entraîner de graves problèmes de santé parfois irréversibles.

Noms familiers employés dans la rue pour décrire les stéroïdes

Arnolds, gym candy, juice, jus, poudre blanche, pumpers, stackers et weight trainers sont des termes couramment utilisés pour désigner les stéroïdes.

Pourquoi les stéroïdes sont-ils dangereux pour les adolescents?

C’est à vous, les parents, que revient la tâche délicate d’expliquer à votre adolescent pourquoi la consommation de stéroïdes est un problème important.

1.  S’il est vrai qu’on les prescrit parfois pour traiter des problèmes de santé comme le cancer, les stéroïdes comportent de grands risques pour la santé si on ne les consomme pas sous la supervision d’un professionnel de la santé. Habituellement, les avantages de la consommation de stéroïdes sous la supervision d’un médecin excèdent les risques, et la qualité de vie du patient s’en voit améliorée.

2. Les corps des hommes et des femmes produisent un certain niveau de testostérone. Lorsqu’un adolescent prend des stéroïdes, il augmente le niveau de testostérone dans son corps toujours en croissance, ce qui bouleverse son équilibre hormonal.

3.  Étant donné que c’est souvent par injection qu’on consomme des stéroïdes, il existe un risque de contracter le VIH/sida ou une hépatite en se servant d’une aiguille ou d’une seringue souillée.

roids-saleLes adolescents ont bon nombre de raisons de consommer des stéroïdes, mais le moment se présentera où vous pourrez parler à vos enfants de toutes les raisons pour lesquels ils devraient les éviter. Voici quelques suggestions :

  • Lorsque votre adolescent participe à un sport de compétition.
  • Lorsque vous remarquez que votre adolescent se préoccupe de plus en plus de son image corporelle – il veut prendre de la masse musculaire ou paraître plus mince, par exemple.
  • Lorsque vous remarquez que les amis de votre enfant font des poussées de croissance et que leurs corps prennent de la masse.

Faites en sorte que votre adolescent comprenne que la consommation de stéroïdes peut produire des effets comme la stérilité, des dommages au système cardiovasculaire et au foie, des risques accrus de blessure ainsi que des maladies comme une augmentation du cholestérol, ce qui entraîne un épaississement des parois artérielles pouvant mettre sa vie en danger.

Signes et symptômes

Si vous avez des raisons de croire que votre adolescent consomme des stéroïdes, restez à l’affût de ces signes et symptômes :

  • Prise de poids visible et particulièrement axée sur la masse musculaire
  • Perte de cheveux et calvitie précoce
  • Acné sévère
  • Sautes d’humeur, de la dépression à l’agressivité
  • Blessures fréquentes, particulièrement aux tendons
  • Teinte jaunâtre sur la peau (symptôme de fonction hépatique anormale)
  • Marques de seringues sur les grands groupes musculaires
  • Présence d’aiguilles ou de seringues dans les effets personnels de votre adolescent

Si vous remarquez un de ces signes, parlez sans tarder à votre adolescent, expliquez-lui clairement que vous ne tolérez aucune consommation de drogue et discutez avec lui des importants risques que comportent les stéroïdes pour sa santé. Il est également important que vous consultiez votre médecin de famille. Certains effets sur la santé comme l’acné et les sautes d’humeur sont réversibles, mais d’autres comme la calvitie et le ralentissement de la croissance ne le sont pas. Un médecin devrait également superviser votre adolescent et l’aider à cesser sa consommation de stéroïdes de façon sécuritaire.

Où les adolescents se procurent-ils des stéroïdes?

Puisque les stéroïdes anabolisants ne sont offerts que sur ordonnance et qu’on les réglemente comme les narcotiques, ceux qui en consomment les obtiennent souvent illégalement. Ils peuvent, par exemple, acheter des stéroïdes fabriqués dans un laboratoire illégal (qui n’est pas assujetti aux normes et aux règlements de la Food and Drug Administration), en introduire clandestinement dans leur pays à partir de l’étranger, en acheter sur Internet ou en voler dans les pharmacies.

Il est possible de se procurer en toute légalité et sans ordonnance des stéroïdes anabolisants qui contiennent de l’androstènedione, ou « andro », dans bon nombre de commerces comme les magasins d’aliments naturels, par exemple. Les précurseurs stéroïdiens sont des stéroïdes que le corps transforme en stéroïdes anabolisants. Il s’avère qu’ils pourraient accroître les risques de graves problèmes de santé à long terme.

Comment consomme-t-on des stéroïdes?

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On peut consommer des stéroïdes de différentes façons :

  • Injection directe dans la circulation sanguine
  • Injection de comprimés ou de capsules
  • Onguents ou timbres (à travers la peau)
  • Préparations appliquées entre la joue et la gencive

Les doses absorbées par ceux qui les consomment pour se droguer peuvent être jusqu’à 100 fois plus fortes que celles utilisées pour traiter des états pathologiques.

Effets sur la santé

S’il est vrai que les stéroïdes ne produisent pas d’état d’ivresse, la consommation excessive de stéroïdes chez l’adolescent en croissance peut se traduire par de graves conséquences :

Effets à court terme

  • Les effets sont différents chez chaque personne, mais en général, les stéroïdes entraînent de l’hostilité, de l’agressivité et de l’acné à court terme tant chez les garçons que chez les filles.
  • Puisque les corps des adolescents sont en croissance, les effets des stéroïdes chez eux peuvent être aggravés. Toute substance non naturelle comme les stéroïdes anabolisants qui modifie les corps qui n’ont pas encore atteint l’âge adulte peut entraîner un retard de croissance possiblement permanent.
  • Chez les garçons, on peut observer un rétrécissement des testicules, des difficultés à uriner ou des douleurs lors de la miction, de l’infertilité ou de l’impuissance, le développement de seins, une perte de cheveux et des risques accrus de cancer de la prostate.
  • Chez les filles, on peut observer une augmentation de la pilosité du corps et du visage, de la calvitie masculine, une réduction de la graisse corporelle et de la taille des seins, une perturbation ou un arrêt du cycle menstruel et une baisse du registre vocal.

Effets à long terme

Les effets à long terme, tant chez les filles que chez les garçons, constituent également des stress extrêmes pour le corps :

  • Tension artérielle élevée
  • Risque accru de formation de caillots sanguins
  • Augmentation du niveau de lipoprotéines de faible densité (mauvais cholestérol)
  • Diminution du niveau de lipoprotéines de haute densité (bon cholestérol)
  • Ictère (peau, tissus et fluides corporels jaunâtres)
  • Kystes au foie et cancer du foie
  • Cancer du rein
  • Rétention de liquide
  • Acné sévère

Effets mentaux

On ne consomme pas de stéroïdes pour leurs effets psychotropes, mais ils ont bel et bien des effets psychologiques potentiellement négatifs. Des recherches scientifiques démontrent que la consommation excessive de stéroïdes anabolisants peut entraîner de l’agressivité et d’autres effets secondaires d’ordre psychiatriques. De nombreux consommateurs disent se sentir bien dans leur peau lorsqu’ils prennent des stéroïdes anabolisants, mais selon les chercheurs, des sautes d’humeur extrêmes peuvent se produire chez les consommateurs, qui peuvent devenir hyperactifs et agités et démontrer une agressivité incontrôlable (ce qu’on appelle la « rage stéroïdale ») qui peut se transformer en comportement violent.

Qu’est-ce que le sevrage de stéroïdes?

Bon nombre de consommateurs se sentent forts et « heureux » lorsqu’ils prennent des stéroïdes. Mais lorsqu’ils cessent d’en consommer, ils peuvent se sentir déprimés, ce qui se traduit parfois par une dépendance. Des chercheurs affirment également que les consommateurs peuvent souffrir de jalousie paranoïde, d’irritabilité extrême, de délire et d’un jugement affaibli qui découle d’un sentiment d’invincibilité.

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Sels de bain

11/29/2012

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Sels de bain

Les sels de bain, vendus en petits paquets sous des noms comme Blue Wave, Cloud Nine et White Lady sont parmi les plus inquiétante drogues de confection.

Les sels de bain, la plus récente tendance à se retrouver sur le marché (tant réel qu’électronique), est le dernier ajout à une liste grandissante de produits sur lesquels les jeunes peuvent mettre la main pour se droguer.

Cette poudre synthétique est vendue en ligne en toute légalité ainsi que dans les boutiques d’accessoires facilitant la consommation de drogues sous une variété de noms comme Ivory Wave, Purple Wave, Red Dove, Blue Silk, Zoom, Bloom, Cloud Nine, Ocean Snow, Lunar Wave, Vanilla Sky, White Lightning, Scarface et Hurricane Charlie.

Puisque ces produits sont relativement nouveaux dans le monde de la drogue, nous n’en connaissons que très peu sur leur composition chimique exacte et sur leurs effets à court et à long terme. Cependant, l’information dont nous disposons est troublante et justifie qu’on s’attarde à comprendre et à réduire les risques potentiels à la santé du public.

Nous savons, par exemple, que ces produits contiennent souvent divers produits chimiques s’apparentant aux amphétamines comme la méthylènedioxypyrovalérone (MPDV), la méphédrone et la pyrovalérone. On consomme généralement ces drogues par voie orale, en les inhalant ou en se les injectant. Elles entraîneraient leurs conséquences les plus graves lorsqu’on les inhale ou qu’on se les administre par voie intraveineuse.

La méphédrone est particulièrement inquiétante, car d’après certains cas observés au Royaume-Uni, elle présente de forts risques de surdose. Ces produits chimiques ont sur le cerveau des effets semblables aux stimulants (en effet, on les qualifie parfois de solution de rechange à la cocaïne); ils sont donc fortement susceptibles d’entraîner une consommation excessive et une dépendance.

De même, ces produits déclencheraient un état de manque intense qui s’apparente à celui que ressentent les consommateurs de méthamphétamine, et des rapports cliniques provenant de l’étranger semblent confirmer leur potentiel à créer une dépendance. Ils posent également des risques élevés d’entraîner d’autres effets indésirables dont certains pourraient être liés au fait que le contenu des sels de bain est relativement inconnu – hormis leurs ingrédients psychoactifs connus –, ce qui rend toute consommation de ces produits encore plus dangereuse.

Hélas, les sels de bain ont déjà mené à un nombre inquiétant de visites à l’urgence partout au pays. Selon des docteurs et des cliniciens de centres antipoison américains, l’ingestion ou l’inhalation de sels de bain contenant des stimulants synthétiques peut causer des douleurs à la poitrine, une augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque, de l’agitation, des hallucinations, la paranoïa extrême et le délire.

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Salvia

11/29/2012

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Salvia

La salvia est un hallucinogène puissant.

La salvia (Salvia divinorum ou sauge des devins) est une herbe qu’on retrouve couramment dans le sud du Mexique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Le principal ingrédient actif de la salvia, la salvinorine A, est un puissant activateur des récepteurs opiacés kappa du cerveau.  Ces récepteurs sont différents de ceux activés par les opiacés mieux connus comme l’héroïne et la morphine.

On consomme généralement la salvia en mâchant des feuilles fraîches ou en buvant le jus qu’on en extrait. On peut également sécher les feuilles de salvia et les fumer sous forme de joint ou dans une pipe à eau ou encore les vaporiser et les inhaler.

Effets sur la santé et sur le comportement

Les consommateurs de salvia ont généralement des hallucinations ou des épisodes psychotomimétiques (un état passager qui s’apparente à une psychose). Ses effets subjectifs ont été décrits comme intenses, mais de courte durée : ils se manifestent en moins d’une minute et durent moins de 30 minutes. Ce sont des effets comme des changements psychédéliques de la perception visuelle, de l’humeur et des sensations corporelles, des sautes d’humeur, un sentiment de détachement et, surtout, de grands changements dans la perception de la réalité extérieure et de soi-même, ce qui se traduit par une diminution des capacités à interagir avec son milieu. Ce dernier effet génère des inquiétudes en ce qui a trait à la conduite avec les facultés affaiblies par la salvinorine. Les effets à long terme de la consommation de salvia n’ont pas fait l’objet d’études formelles, mais de récentes expériences sur des rongeurs ont toutefois démontré que la salvinorine A nuit à l’apprentissage et à la mémoire.

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Spice – Marijuana synthétique

11/29/2012

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Spice – Marijuana synthétique

La marijuana synthétique, aussi appelée « Spice », comprend une vaste gamme de mélanges de plantes dont le but est de reproduire les effets de la marijuana naturelle (cannabis). Elle est dite légale, et on la vend comme une version « sécuritaire » du cannabis.

La marijuana synthétique, ou « Spice », est complètement différente de la marijuana naturelle.

Le « Spice » entraîne une forte dépendance; on le considère encore plus dangereux que le vrai cannabis

La marijuana synthétique n’est pas vendue sous une seule marque, et n’est pas fabriquée avec un seul ingrédient. On la vend dans de jolis emballages colorés sous le nom d’herbes à fumer, d’encens ou de potpourri, et elle est souvent identifiée comme un produit pour parfumer la maison sur lequel il est inscrit « Non destiné à la consommation humaine ».

Ces emballages contiennent des plantes séchées et broyées qui ont été aspergées de cannabinoïdes synthétiques responsables des effets psychotropes.

Les cannabinoïdes synthétiques s’accrochent aux mêmes récepteurs cérébraux que le THC, et ont donc des effets similaires à ce dernier. Cependant, certains cannabinoïdes synthétiques sont 100 fois plus forts que le THC, et plusieurs agissent également sur d’autres récepteurs cérébraux.

La marijuana synthétique et le « Spice » sont souvent vendus dans des emballages qui portent la mention « Non destiné à la consommation humaine », et on les retrouve sous différents noms, notamment « K2 », « Fake weed », « Yucatan Fire », « Skunk », « Mojo », « Scooby Snax », « Black Mamba », « Annihilation », et « Moon Rocks ».
Le « spice » est populaire auprès des jeunes gens; parmi les drogues illicites que consomment les finissants du secondaire, seule la marijuana est plus populaire. L’accès facile au « spice » et l’idée fausse selon laquelle il s’agit d’un produit « naturel » et donc sans danger ont probablement influé sur sa popularité, de même que le fait que les produits chimiques qu’on retrouve dans le « spice » ne sont pas facilement repérés par les tests habituels de dépistage des drogues.

Les effets du « Spice » ressemblent à ceux des amphétamines, de la cocaïne et des drogues psychédéliques, et les effets secondaires importants qui ont été recensés comprennent l’hypertension artérielle, les troubles de la vision, les crises cardiaques, les vomissements, les convulsions, les hallucinations et des troubles sévères d’anxiété, de paranoïa et de psychose.

La plupart des jeunes consommateurs ne sont pas conscients des effets secondaires potentiels de la marijuana synthétique. Certains sont même décédés dès leur premier contact avec cette drogue.

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Le vapotage de la forme liquide de la marijuana synthétique gagne en popularité; la forte tendance des cigarettes électroniques et des vaporisateurs dans les écoles secondaires et les universités y est fort possiblement pour quelque chose.
La gamme de produits chimiques que contient la marijuana synthétique est encore plus grande lorsqu’elle est sous forme liquide. On pense même que certaines marques de « Spice » sous forme liquide peuvent contenir des traces de psychédéliques synthétiques, comme le 2C-P.

Un volume important de marijuana synthétique est produit dans des laboratoires clandestins en Chine et en Russie. La grande quantité de produits chimiques impliqués dans sa fabrication et les conditions médiocres dans lesquelles on la produit donnent lieu à des lots de fabrication qui ne sont pas uniformes. Le résultat? Une augmentation des risques liés à la santé… un véritable jeu de roulette russe.

Contrairement à certains pays dont les États-Unis, le Canada n’a pas encore formellement interdit l’utilisation des cannabinoïdes synthétiques, bien qu’il les décrive comme des « préparations synthétiques semblables » au cannabis. Et s’il est difficile de se procurer du « Spice » dans les magasins et les stations-service, la marijuana synthétique, quant à elle, demeure facilement accessible sur Internet.

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Inhalants

11/29/2012

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Inhalants

Les inhalants sont des produits courants qu’on retrouve à la maison; ils sont parmi les plus populaires et dangereuses substances que les jeunes consomment. La consommation d’inhalants peut être mortelle dès la première utilisation de ces produits. Selon l’étude nationale annuelle Monitoring the Future, environ un enfant sur six aura fait usage d’inhalants lorsqu’il entrera en huitième année. La même étude indique que les inhalants sont surtout populaires auprès des jeunes adolescents. Ces derniers les consomment en inhalant les vapeurs provenant de certains contenants, en se pulvérisant des produits en aérosol dans la bouche ou le nez, en inhalant une substance déposée dans un sac de papier ou de plastique, en respirant un chiffon imbibé d’inhalant ou en aspirant le contenu d’un ballon rempli d’oxyde nitreux.

Les inhalants sont des vapeurs chimiques respirables produisant des effets psychoactifs (qui modifient les perceptions). Bien que les gens soient en contact avec des solvants volatils et à d’autres inhalants à la maison ou au travail, bon nombre d’entre eux ne voient pas ces substances respirables comme des drogues puisque la plupart d’entre elles n’ont pas été conçues à des fins d’ivresse.

Les jeunes sont susceptibles de consommer des inhalants en partie parce que ces produits sont à portée de main et peu dispendieux. Les parents doivent surveiller ces substances étroitement pour s’assurer que leurs enfants n’en consomment pas.

Les inhalants sont répartis dans les catégories suivantes :

Solvants

  • solvants industriels ou ménagers ou produits contenant des solvants comme les diluants et solvants à peinture, les dégraissants (produits de nettoyage à sec), l’essence et les colles;
  • solvants pour fournitures artistiques ou de bureau comme les correcteurs liquides, les liquides dans les marqueurs à pointe de feutre et les nettoyants à connexions électroniques.

Gaz

  • gaz contenus dans les produits ménagers ou commerciaux comme les briquets à butanes et les bouteilles de propane, les bombes aérosol ou distributeurs à crème fouettée et les gaz frigorigènes;
  • propulseurs ménagers en aérosol et solvants contenus dans des produits comme la peinture en aérosol, les laques à cheveux, les désodorisants aérosols et les protecteurs à tissu en aérosol;
  • gaz d’anesthésie médicaux comme l’éther, le chloroforme, l’halothane et l’oxyde nitreux (gaz hilarant).

Nitrites

  • nitrites aliphatiques comme le nitrite de cyclohexyle offert au grand public, le nitrite de pentyle offert uniquement sur ordonnance et le nitrite de butyle, une substance dorénavant illégale.

Risques pour la santé

Effets sur la santé et risques. Presque tous les inhalants produisent chez ceux qui les consomment des effets semblables à ceux des anesthésiques, c’est-à-dire qu’ils ralentissent les fonctions de l’organisme. En quantité suffisante, les inhalants peuvent entraîner des effets euphorisants qui peuvent durer quelques minutes à peine ou plusieurs heures s’ils sont consommés à répétition. Au départ, les consommateurs peuvent ressentir de faibles effets, mais s’ils continuent d’inhaler les produits, ils peuvent perdre leurs inhibitions et se sentir perdre la maîtrise de la situation. Les effets des inhalants peuvent aller jusqu’à la perte de conscience.

Signes de dépression. Des recherches indiquent que la consommation d’inhalants est également associée aux symptômes de dépression. On estime que de 2004 à 2006, environ 218 000 jeunes Américains âgés de 12 à 17 ans ont consommé des inhalants et souffert de dépression au cours de l’année précédente. Les mêmes recherches démontrent que les adolescents souffrant de dépression étaient trois fois plus enclins à consommer des inhalants que ceux qui n’affichaient aucun symptôme de dépression. L’inverse est aussi vrai, c’est-à-dire que les adolescents commençaient souvent à consommer des inhalants avant qu’une dépression ne se déclare, toujours selon ces recherches¹.

Risques de dommages irréversibles. Les inhalants sont toxiques. Une exposition chronique à ces produits peut entraîner des dommages cérébraux et nerveux semblables à ceux causés par la sclérose en plaques ainsi que des dommages au cœur, aux poumons, au foie et aux reins. Une consommation prolongée peut nuire à la pensée, aux mouvements, à la vision et à l’ouïe.

Inhaler de fortes concentrations des produits chimiques que contiennent les solvants et les bombes aérosol peut être une cause directe d’insuffisance cardiaque et de décès. L’insuffisance cardiaque se produit parce que des produits chimiques perturbent le système de régulation du rythme cardiaque, ce qui fait cesser les battements du cœur. Ce problème est particulièrement courant chez ceux qui consomment des fluorocarbones et des gaz comme le butane. De fortes quantités d’inhalants peuvent aussi entraîner la mort par asphyxie, la suffocation, des convulsions, des crises d’épilepsie, le coma, l’étouffement ou des blessures accidentelles fatales survenues pendant l’état d’ivresse. L’inhalation de certains solvants cause les dommages irréversibles suivants :

  • perte auditive – toluène (peintures en aérosol, colles, décireurs) et trichloréthylène (liquides de nettoyage, correcteurs liquides);
  • neuropathies périphériques ou spasmes des membres – hexane (colles, essence) et oxyde nitreux (crème fouettée, bouteilles à gaz);
  • dommages au système nerveux central ou au cerveau – toluène (peintures en aérosol, colles, décireurs);
  • dommages à la moelle osseuse – benzène (essence);
  • dommages au foie et aux reins – substances contenant du toluène et hydrocarbures chlorés (correcteurs liquides, liquides de nettoyage à sec);
  • réduction de la teneur en oxygène du sang – nitrites organiques (poppers, bold et rush) et chlorure de méthylène (décapant pour vernis, diluants à peinture)

Prévention. Les parents peuvent protéger leurs adolescents des inhalants en dialoguant avec eux et en leur parlant des dangers que posent les inhalants. La plupart des jeunes consommateurs ne se rendent pas compte à quel point les inhalants peuvent être dangereux. Ces produits sont à portée de main et peu dispendieux; les parents doivent être soucieux de leur méthode d’entreposage des produits ménagers courants ainsi que de l’endroit où ils les entreposent.

Les parents devraient savoir reconnaître les signes suivants, qui indiquent un problème de consommation d’inhalants :

    • haleine de produits chimiques ou odeurs semblables sur les vêtements;
    • peinture ou autres tâches sur le visage, les mains ou les vêtements;
    • cachette de peintures en aérosol ou de contenants de solvants vides et de linges ou de vêtements imbibés de produits chimiques;
    • apparence d’ivresse ou de désorientation;
    • troubles d’élocution;
    • nausées ou perte d’appétit;
    • inattention, perte de coordination, irritabilité et dépression;
    • articles ménagers introuvables.
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Stimulants

11/29/2012

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Les stimulants sont une vaste catégorie de substances qui ont pour effet d’augmenter le niveau d’activité du système nerveux central. Les stimulants augmentent la vigilance, l’attention, l’énergie, la pression sanguine, le rythme cardiaque et la respiration.

Cette catégorie comprends des substances utilisées fréquemment comme la caféine, la nicotine, les décongestionnants en vente libre (p. ex. les pseudo éphédrines comme le SudafedMC), les drogues illicites (p. ex. la cocaïne, les métamphétamines), et les médicaments sur ordonnance.

Les stimulants d’ordonnance sont le plus souvent prescrits pour le traitement des troubles déficitaires de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH).

Les médecins prescrivent parfois des stimulants pour traiter les problèmes comme l’asthme, les problèmes respiratoires, l’obésité, le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) et les troubles du sommeil comme la narcolepsie.

 

Exemples de stimulants
Exemples de stimulants

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Les amphétamines et la dextroamphétamine sont des stimulants aux effets semblables à ceux de la cocaïne.

La méthamphétamine, qui fait partie de la grande famille des amphétamines, est un stimulant pouvant entraîner une forte dépendance.

Le méthylphénidate est un stimulant du système nerveux central. Ses effets sont semblables à ceux de la caféine, mais plus puissants. Il est toutefois moins puissant que les amphétamines

Noms familiers employés dans la rue pour décrire les stimulants
Ritz, rippers, dexies, et bennies sont des termes couramment utilisés pour désigner les stimulants.

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Consommation excessive de stimulants par les ados

Ce type de médicament est souvent consommé en raison de l’état d’euphorie qu’il peut produire ou pour contrer les effets léthargiques des tranquillisants ou de l’alcool1. Les adolescents utilisent les stimulants pour rester réveillés, accroître leur vigilance et leur concentration, obtenir un regain d’énergie ou se droguer.

Parfois, les adolescents font plus que simplement avaler des comprimés. Si on leur prescrit des médicaments contre le THADA, ils peuvent accumuler les comprimés au cours de la semaine et les partager avec leurs amis lors des fêtes de fin de semaine. Ils pourront alors les écraser et les inhaler, ou encore les mélanger avec de l’alcool. Des adolescents affirment également qu’ils accumulent leurs médicaments contre le THADA pour les vendre à d’autres au cours de la période des examens.

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Consommation excessive de stimulants par les ados

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Croyez-vous que votre adolescent se drogue aux stimulants? Si c’est le cas, voici quelques symptômes et effets secondaires à surveiller :

  • Effets secondaires d’ordre physique comme les pupilles dilatées, la perte d’appétit, la perte de coordination, l’évanouissement, l’accélération du rythme cardiaque et de la respiration, la hausse de tension artérielle, le vertige, les tremblements, les maux de tête, les rougeurs, les douleurs thoraciques accompagnées de palpitations, la transpiration excessive, les vomissements et les crampes abdominales.
  • Effets secondaires d’ordre psychologique comme l’agitation, l’anxiété, le délire, l’hostilité, l’agressivité, la panique et les tendances suicidaires ou meurtrières. De la paranoïa, souvent combinée à des hallucinations auditives ou visuelles, peut également se produire.

Si vous êtes témoin d’un de ces symptômes ou effets secondaires, soyez également conscient de la possibilité de sevrage ou de surdose.

Sevrage des stimulants

Cesser la consommation de stimulants peut entraîner des symptômes de sevrage comme la dépression, la modification du cycle de sommeil, la fatigue et l’apathie.

Des interactions potentiellement dangereuses entre les drogues, l'alcool et les stimulants

Ceux qui se droguent aux stimulants jumellent souvent ceux-ci à d’autres substances comme l’alcool, les médicaments d’ordonnance ou en vente libre et les substances illicites comme la marijuana.

Le saviez-vous?

  • Alcool : Les adolescents qui combinent alcool et stimulants sont enclins à boire davantage avant de ressentir les effets de l’alcool en raison de ceux des stimulants. Résultat : lorsque les effets des stimulants s’estompent, l’alcool se met à faire effet.
  • Médicaments d’ordonnance : Les stimulants ne devraient être combinés à d’autres médicaments que sous la supervision étroite d’un médecin.
  • Médicaments en vente libre : Il est dangereux de mélanger des stimulants et des médicaments en vente libre contenant du décongestionnant. La tension artérielle peut devenir dangereusement élevée ou dérégler le rythme cardiaque.
Surdose des stimulants

Les symptômes sublétaux d’une surdose aux stimulants comprennent les étourdissements, les tremblements, l’irritabilité, la confusion, l’hostilité, les hallucinations, la panique, les maux de tête, les rougeurs de la peau, les douleurs thoraciques, les palpitations, l’arythmie cardiaque, l’hypertension, les vomissements, les crampes, et la sudation excessive.

La surdose ou la mort est précédée de forte fièvre, de convulsions et d’insuffisance cardiaque. Puisque, dans ces cas, la mort est partiellement imputable à l’effort déployé par le cœur, l’exercice physique aggrave les risques associés à la consommation de stimulants.

Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

Nous avons créé une liste de ressources pour vous aider, vous et votre famille, à trouver l’aide nécessaire pour vaincre la dépendance aux stimulants.

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Dépresseurs du système nerveux central (SNC)

11/29/2012

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Les sédatifs vendus sur ordonnance sont des dépresseurs du système nerveux central (SNC), ce qui signifie qu’ils ralentissent les fonctions biologiques.

Ces médicaments sont généralement utilisés pour soulager l’anxiété et réduire les troubles du sommeil. Sinon, on les utilise dans le cadre médical notamment pour la sédation, des procédures médicales, le sevrage alcoolique, les crises épileptiques et la relaxation des muscles squelettiques.

Souvent appelés sédatifs ou tranquillisants, les dépresseurs SNC sont des substances qui ralentissent les fonctions cérébrales normales. La plupart d’entre eux réduisent les fonctions cérébrales par l’intermédiaire d’un neurotransmetteur appelé acide gamma-aminobutyrique (GABA), un produit chimique qui permet aux cellules du cerveau de communiquer entre elles.

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Les sédatifs et les dépresseurs SNC sont souvent prescrits sous forme de comprimés; cependant, certains sont offerts sous forme de suppositoires ou en solution pour l’injection.

Les dépresseurs SNC et des sédatifs sont prescrits par les médecins afin de traiter une variété de problèmes de santé comme l’anxiété, les crises de panique, la nervosité, les réactions aiguës au stress et les troubles du sommeil. En forte dose, les dépresseurs peuvent servir d’anesthésiant. Il faut donc les prendre strictement selon les instructions du médecin.

Exemples de sédatifs et dépresseurs SNC
Les sédatifs sont regroupés en trois catégories : les benzodiazépines, les somnifères non-benzodiazépines et les barbituriques.

Les barbituriques sont un type de dépresseur SNC souvent prescrit pour faciliter le sommeil.

Les benzodiazépines sont un type de dépresseur SNC souvent prescrit pour alléger l’anxiété.

Voici quelques dépresseurs SNC et sédatifs parmi les plus connus, avec leurs noms tels qu’ils sont inscrits sur les étiquettes d’ordonnance.

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  • Estazolam (ProSom)
  • Zolpidem (Ambien)
  • Zaleplon (Sonata)
  • Eszopiclone (Lunesta)
  • Phénobarbital
  • Méphobarbital (Mebaral)
  • Pentobarbital sodique (Nembutal)
  • Sécobarbital (Seconal)
  •  Chlordiazépoxide (Librium)
  • Clorazépate (Tranxene)
  • Méprobamate (Miltown)
  • Hydrate de chloral (Noctec)
  • Ethchlorvynol (Placidyl)
  • Méthaqualone (Quaalude)
  • Oxazépam (Serax)
Noms familiers employés dans la rue pour décrire les sédatifs
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Benzos, xanies, xani-bars, xani-bombs, roofies et downers sont des termes couramment utilisés pour désigner les sédatifs et les dépresseurs SNC.

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L’abus des sédatifs

Chaque dépresseur SNC fonctionne d’une façon qui lui est propre, mais ils produisent tous un effet somnolent ou calmant qui aide ceux qui souffrent d’anxiété ou de troubles du sommeil. Cependant, ils présentent un risque élevé de consommation excessive puisqu’ils produisent un état d’ébriété.

Certaines personnes abusent des médicaments pour leurs effets euphoriques. Pour ce faire, ils peuvent en changer l’aspect ou la voie d’absorption, ou les deux.

Les adolescents se droguent-ils aux sédatifs?

La popularité des dépresseurs SNC comme les sédatifs et les tranquillisants augmente chez les jeunes. En 2007, 6 % des finissants du secondaire américains ont affirmé s’être drogués aux dépresseurs comme le Valium et le Xanax, contre 4 % en 1995.

Signes et symptômes de l'abus des sédatifs

Les sédatifs et les dépresseurs du SNC peuvent être utilisés de façon abusive et ne doivent être utilisés qu’en suivant les recommandations d’un professionnel de la santé.

    • Effets secondaires d’ordre physique comme les pupilles dilatées, les troubles d’élocution, le relâchement des muscles, l’état d’ébriété, la perte de coordination motrice, la fatigue, la dépression respiratoire, les changements sensoriels et la baisse de tension artérielle. Les adolescents qui consomment des barbituriques peuvent subir des effets secondaires comme les troubles d’élocution, le vertige, la sédation, la somnolence et la fièvre.

 

  • Effets secondaires d’ordre psychologique comme le manque de concentration, la sensation de confusion, le jugement affaibli et la perte d’inhibition. Les adolescents qui consomment des barbituriques peuvent souffrir de dépression, de fatigue, de confusion et d’irritabilité.

Si vous êtes témoin d’un de ces symptômes ou effets secondaires, communiquez immédiatement avec un professionnel de la santé.

Sevrage des sédatifs

Les symptômes de sevrage comprennent notamment l’anxiété, l’insomnie, les tremblements musculaires et la perte d’appétit. Cesser la consommation de certains dépresseurs d’un seul coup peut entraîner des complications potentiellement mortelles, des convulsions, le délire et, dans certains cas, la mort.

Puisque l’effet de tous les dépresseurs est de ralentir l’activité cérébrale, celle d’une personne qui cesse d’en prendre peut connaître un regain et dérailler, ce qui peut mener à des crises d’épilepsie, entre autres conséquences graves.

 

Des interactions potentiellement dangereuses entre les drogues, l'alcool et les sédatifs

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Ceux qui se droguent aux sédatifs les jumellent souvent à une d’autres drogues comme l’alcool, les médicaments d’ordonnance ou en vente libre et les drogues de rue comme la marijuana.

Mélanger ces substances peut être très dangereux :

  • L’alcool : Prendre des sédatifs avec de l’alcool peut non seulement ralentir le rythme cardiaque et la respiration, mais également entraîner la mort. Mélangés à de l’alcool, les sédatifs et les dépresseurs SNC entraînent des effets et des risques largement accrus.
  • Les médicaments d’ordonnance : Certaines interactions médicamenteuses peuvent être risquées. Les sédatifs et les dépresseurs SNC ne devraient être combinés à d’autres médicaments que sous la supervision étroite d’un médecin.
  • Les médicaments en vente libre : Les sédatifs ne devraient pas être combinés à d’autres médicaments ou substances qui ralentissent le SNC, comme certains médicaments contre le rhume ou les allergies en vente libre. Ce mélange peut ralentir le rythme cardiaque et la respiration, ce qui constitue un risque important pour la santé.
Signes de surdose

Les symptômes comprennent notamment la dépression respiratoire légère, la peau moite et froide, les pupilles dilatées, un pouls faible et rapide, le coma ou la mort.

Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

Nous avons créé une liste de ressources pour vous aider, vous et votre famille, à trouver l’aide nécessaire pour vaincre la dépendance aux sédatifs et aux dépresseurs.

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Opioïdes/ Médicaments antidouleur

11/29/2012

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Les opioïdes modifient la perception de la douleur chez le patient.

Les médicaments antidouleur, ou opioïdes, sont des médicaments qui contiennent de l’opium ou qui sont des dérivés de l’opium aux effets semblables. Prescrits pour alléger la douleur, ils ne sont offerts que sur ordonnance (généralement non renouvelable). La plupart des médicaments opioïdes ou antidouleur sont sécuritaires et efficaces lorsqu’on les utilise de façon adéquate, sous la supervision d’un médecin.

Les dérivés de la morphine, ou « narcotiques », sont issus des opioïdes et servent à traiter la douleur, à éliminer la toux, à alléger les diarrhées et à anesthésier. Lorsqu’ils consomment ces narcotiques, les toxicomanes ressentent une diminution de nervosité, d’anxiété et d’agressivité qui leur procure un bien-être général.

Il est à noter que même si la puissance et le mode d’administration des médicaments antidouleur varient, ils peuvent tous créer une dépendance et entraîner de graves répercussions s’ils sont consommés de façon excessive.

Exemples de médicaments antidouleur

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La liste suivante comprend certains des médicaments antidouleur les plus connus sous le nom qui est habituellement inscrit sur l’ordonnance. Il est à noter que même si la puissance et le mode d’administration des médicaments antidouleur varient, ils peuvent tous créer une dépendance et entraîner de graves répercussions s’ils sont consommés de façon excessive.

  • Codéine : comme la morphine, on la retrouve dans l’opium – elle est toutefois moins puissante. Surtout utilisée comme médicament antidouleur.
  • Fentanyl (ou analogues de fentanyl) : médicament antidouleur opioïde synthétique semblable à la morphine administré sous forme de timbre ou oralement.
  • Morphine : puissant ingrédient actif de l’opium employé comme médicament antidouleur ou comme sédatif.
  • Opium : tiré du pavot à opium, autrefois utilisé médicalement pour alléger la douleur, mais souvent remplacé de nos jours par des dérivés d’alcaloïdes (comme la morphine ou la codéine) ou par des substituts synthétiques (opioïdes).
  • Hydrocodone : souvent combiné à des acétaminophènes pour alléger la douleur. Le Vicodin en est un exemple.
  • Oxycodone : médicament antidouleur narcotique (Percocet ou Percodan, par exemple).
Noms familiers employés dans la rue pour décrire les médicaments antidouleur

Oxies, OC, oxycotton, 80s, percs, vikes et vikings sont des termes couramment utilisés pour désigner les médicaments antidouleur.

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Les adolescents se droguent-ils aux médicaments antidouleur?

Les médicaments antidouleur constituent également le type de médicaments d’ordonnance les plus consommés par les jeunes de 16 et de 17 ans pour se droguer. Ils sont suivis des stimulants, des tranquillisants et des sédatifs.

Selon l’enquête de 2015 sur l’utilisation de drogues et la santé en Ontario menée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH – OSDUHS 2017) un élève sur dix qui fréquente les écoles secondaires (années 7 à 12) affirme avoir eu recours à un médicament antidouleur opiacé d’ordonnance dans les 12 mois.

En Ontario seulement, cela représente 95 000 étudiants.

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Dans tout le Canada, on estime qu’environ 375 000 étudiants ont pris des médicaments d’ordonnance qui ne leur ont pas été prescrits.

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Comment les adolescents consomment-ils des médicaments antidouleur?

On peut consommer des médicaments antidouleur de plusieurs façons. La plupart des adolescents disent avaler des comprimés, mais ceux-ci peuvent également être écrasés puis inhalés par le nez, ce qui se traduit par des effets d’intoxication accrus.

Signes et symptômes de l’abus des opioïdes

Effets à court terme
Les médicaments antidouleur peuvent entraîner la somnolence, des troubles de la concentration, l’apathie, un manque d’énergie, la constriction pupillaire, des rougeurs au visage et au cou, la constipation, des nausées, des vomissements et, surtout, une dépression respiratoire.

Effets à long terme
Un adolescent qui se drogue aux médicaments antidouleur pour un certain temps peut devenir dépendant à cette drogue et ressentir des symptômes de sevrage lorsqu’il cesse sa consommation. À cette dépendance s’ajoute la tolérance, qui requiert une quantité toujours plus grande de drogue ou encore un mélange de drogues pour produire la sensation d’euphorie, ce qui peut se traduire par une surdose.

Qu’est-ce que le sevrage de médicaments antidouleur?
En raison de la dépendance physique résultant de l’utilisation chronique des médicaments antidouleur opioïdes, il faut surveiller les adolescents auxquels on prescrit des médicaments opioïdes non seulement lorsqu’ils les prennent normalement, mais également quand ils cessent de les prendre afin de réduire ou d’éviter les symptômes de sevrage comme l’agitation, la douleur musculaire ou osseuse, l’insomnie, la diarrhée, les vomissements, les frissons et les mouvements involontaires des jambes.

 

Interactions médicamenteuses possibles

Consultez le médecin de votre adolescent avant de leur donner des médicaments s’ils prennent déjà un médicament antidouleur d’ordonnance ou tout autre médicament, car il peut être dangereux de les combiner. Il ne faut pas mélanger les médicaments antidouleur avec de l’alcool, des antihistaminiques, des barbituriques ou des benzodiazépines. Puisque ces substances ralentissent la respiration, leurs effets combinés pourraient entraîner une dépression respiratoire potentiellement mortelle.

Qu’est-ce qu’une surdose de médicaments antidouleur?

Les signes physiques d’une surdose de médicaments antidouleur comprennent notamment les micropupilles, la peau moite et froide, la confusion, les convulsions, la somnolence profonde et la respiration lente ou difficile.

Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

Nous avons créé une liste de ressources pour vous aider, vous et votre famille, à trouver l’aide nécessaire pour vaincre la dépendance aux opioïdes.

Fentanyl

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Le Fentanyl est un antidouleur très puissant vendu sous ordonnance, qui est lié à de plus en plus de cas de mortalité au pays.

La plupart de ces surdoses sont causées par le fentanyl de qualité pharmaceutique vendu dans la rue et consommé tant par des utilisateurs de drogues récréatives que par ceux qui ont des dépendances plus graves, souvent sans savoir exactement ce qu’ils consomment.

D’un autre côté, le fentanyl illégal produit en laboratoires clandestins entraîne lui aussi de nombreux cas de décès par surdose.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le fentanyl illégal

Le fentanyl est 40 fois plus puissant que l’héroïne et 50 à 100 fois plus fort que la morphine

Le fentanyl est un analgésique opioïde synthétique semblable à la morphine, mais au potentiel beaucoup plus élevé. On l’utilise habituellement pour traiter la douleur chronique chez les patients et pour gérer la douleur après une chirurgie. On y a recours également pour les personnes qui souffrent de douleur chronique et qui ont développé une tolérance physique aux opiacés.

Lorsqu’il est prescrit, le fentanyl est disponible sous plusieurs marques, notamment Actiq, Duragesic, et Sublimaze.

Comme l’héroïne, la morphine et autres opioïdes, le fentanyl se fixe aux récepteurs d’opiacés, très concentrés dans les zones du cerveau qui contrôlent la douleur et les émotions. Lorsque des opiacés se fixent à ces récepteurs, ils ont la capacité de faire augmenter les taux de dopamine dans la zone du cerveau appelée « circuit de la récompense » ce qui entraîne un état d’euphorie et de relaxation.

 

Morts causées par le fentanyl

Le nombre de décès liés à l’utilisation du fentanyl a augmenté au Canada Entre 2009 et 2014, on a recensé au moins 655 morts au Canada, dont le décès est attribué au fentanyl. Cela représente un mort à tous les trois jours pour cette période.
Source : Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT)
Téléchargez le rapport complet du CCLT intitulé « Décès impliquant le fentanyl au Canada, de 2009 à 2014 ».

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Le fentanyl dans les rues

Dans la rue, il porte de nombreux noms argotiques, comme Apache, China Girl, China White, Dance Fever, Friend, Goodfella, Jackpot, Murder 8, TNT, ainsi que ‘Tango and Cash’.

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Lorsqu’un médecin prescrit du fentanyl, ce peut être sous forme d’injection, de pansement transdermique ou de pastille. Cependant, le type de fentanyl consommé par les dernières victimes de surdose avait été fabriqué dans des laboratoires clandestins et mélangé à de l’héroïne en poudre (ou remplacé par de l’héroïne).
Le fait de mélanger du fentanyl à de l’héroïne ou de la cocaïne achetée sur le trottoir augmente considérablement sa puissance et les risques associés à sa consommation.

Signes d’une surdose de fentanyl

Les effets comprennent, entre autres : euphorie, somnolence, dépression respiratoire et arrêt respiratoire, nausée, confusion, constipation, sédation, inconscience, coma, tolérance, dépendance et décès.
Les médicaments de la catégorie des antagonistes des récepteurs d’opiacés agissent en bloquant l’effet des opiacés. Le Naloxone est l’un d’entre eux.

Il faut traiter immédiatement les surdoses de fentanyl à l’aide d’un antagoniste des récepteurs d’opiacés.

Si vous observez ces signes chez votre adolescent ou une autre personne, appelez immédiatement le 911.

Nous avons créé une liste de ressources pour vous aider, vous et votre famille, à trouver l’aide nécessaire pour vaincre la dépendance au fentanyl.

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Chlorhydrate de kétamine

11/20/2012

Ketamine

Chlorhydrate de kétamine

Le chlorhydrate de kétamine, ou « Spécial K », est une puissante drogue hallucinogène largement utilisée par les vétérinaires comme tranquillisant pour les animaux. Les consommateurs de Spécial K appellent parfois « K hole » l’effet euphorique qu’il produit, c’est-à-dire de profondes hallucinations. Au cours de celles-ci, leur vision est déformée, ils oublient la notion du temps et ils perdent leurs sens, dont celui de leur propre identité. Ces effets peuvent durer entre une demi-heure et deux heures. La Drug Enforcement Administration américaine, pour sa part, indique que ses effets manifestes peuvent durer une heure, mais que la drogue peut continuer d’agir sur l’organisme jusqu’à 24 heures durant.

La consommation de Spécial K peut entraîner de graves problèmes physiques et mentaux comme le délire, l’amnésie, des déficiences motrices et des problèmes respiratoires potentiellement mortels.

Le Spécial K est une poudre. Habituellement, on inhale cette drogue, mais on peut également la saupoudrer sur du tabac ou de la marijuana qu’on fume ensuite. Le Spécial K est fréquemment mélangé à d’autres drogues comme l’ecstasy, l’héroïne ou la cocaïne.

La kétamine liquide a été créée au début des années 1960 pour servir d’anesthésique lors de chirurgies. On l’a également utilisée sur les champs de bataille du Vietnam, toujours comme anesthésique. La kétamine en poudre a fait son apparition comme drogue à usage récréatif dans les années 1970, et on l’a surnommée « Vitamine K » dans les années 1980. Elle est réapparue dans le milieu des partys raves dans les années 1990 sous le nom de Spécial K.

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