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Crack

11/02/2012

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Le crack

Le crack, ou cocaïne épurée, est une forme de cocaïne pouvant être fumée qui ressemble à des cristaux ou à des roches. On obtient cette forme de cocaïne en faisant subir une transformation chimique à de la poudre de cocaïne.

Surnoms : angie, blow, C, Charlie, coca, coco, coke, crack, dust, flake, freebase, hard, Henry, neige, nose candy, poudre, roche, rock, snow, stardust. La cocaïne épurée, qu’on surnomme le plus souvent « crack », aurait été créée et popularisée au début des années 1980. En raison des risques que pose l’utilisation d’oxyde de diéthyle dans la fabrication de crack pur pour les producteurs, ceux-ci se sont mis à sauter l’étape qui consiste à retirer le précipité du mélange d’ammoniac. Généralement, ils sautent également certains processus de filtration. Aujourd’hui, on utilise le plus souvent du bicarbonate de soude comme base au lieu de l’ammoniac afin de réduire l’odeur et la toxicité du produit; cependant, toute base faible peut servir à produire du crack. Lorsqu’on « cuisine » la cocaïne, le ratio cocaïne/bicarbonate de soude se situe entre 1:1 et 2:3.

Effets à court terme

La consommation de cocaïne produit de nombreux effets indésirables et dangereux. Un cocaïnomane peut être agité et se sentir nerveux. La cocaïne peut aussi produire chez le consommateur un état d’euphorie qui le fait sentir éveillé, plein d’énergie et loquace. Les sens de la vue, de l’ouïe et du toucher s’aiguisent, et on peut se sentir calme et en maîtrise de la situation. Cependant, ces effets ne durent pas longtemps. Lorsque l’état d’euphorie s’estompe, la personne peut devenir anxieuse et dépressive et ressentir un état de manque intense. Certaines personnes prolongent l’état d’euphorie en continuant de prendre de la drogue des heures ou des jours durant.

À court terme, la consommation de cocaïne peut produire bon nombre d’autres effets :

      • fatigue mentale et physique retardée;
      • perte d’appétit;
      • augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque;
      • réflexes exagérés;
      • respiration accélérée;
      • pupilles dilatées;
      • assèchement de la bouche;
      • anxiété;
      • pensées paranoïdes.

De plus, la personne peut aussi souffrir des symptômes suivants :

      • agitation sévère;
      • psychose paranoïde;
      • nausées et vomissements;
      • hausse de la température corporelle et sueurs froides;
      • hallucinations;
      • tremblements et secousses musculaires.

Une surdose de cocaïne peut être mortelle. Le décès peut se produire en raison d’une arythmie cardiaque, d’un accident vasculaire cérébral, d’une crise d’épilepsie ou d’un arrêt respiratoire. Aucun antidote connu ne peut neutraliser les effets de la drogue. Si vous croyez être témoin d’une surdose, faites appel aux services d’urgence sans tarder.

Effets à long terme

La consommation de grandes quantités de cocaïne pendant longtemps peut produire bon nombre d’effets indésirables. Les cocaïnomanes peuvent souffrir de dépression, éprouver des changements d’humeur ou devenir agités et nerveux. Leur comportement peut être imprévisible, bizarre ou violent.

Certains peuvent devenir psychotiques et manifester les symptômes suivants :

      • paranoïa;
      • hallucinations;
      • délire.

Les cocaïnomanes endurcis peuvent souffrir de troubles du sommeil et passer d’une faim extrême à une perte d’intérêt envers la nourriture. Ils peuvent aussi souffrir d’impuissance (dysfonction sexuelle) et d’autres complications d’ordre médical comme l’augmentation de la tension artérielle et l’arythmie cardiaque.

L’inhalation régulière de cocaïne se reconnaît à un nez rouge et crevassé qui coule fréquemment. Un cocaïnomane peut perdre son sens de l’odorat et contracter des infections au sinus. La paroi entre les narines peut se perforer et saigner souvent.

Fumer du crack peut entraîner des douleurs à la poitrine et des difficultés respiratoires (le « poumon du crack »).

Les cocaïnomanes souffrent souvent de problèmes sociaux. L’achat, la préparation et la consommation de drogue les préoccupent, ce qui peut nuire à leur rendement scolaire et professionnel.

Le partage du matériel lié à la drogue, comme les aiguilles, les pipes, les pailles et les cuillères, favorise la transmission de virus comme le VIH/sida, l’hépatite B et l’hépatite C.

La cocaïne et le crack peuvent-ils nuire aux fœtus et aux nouveau-nés?

La consommation de cocaïne au cours de la grossesse peut accroître les risques de fausse couche et d’accouchement prématuré. Le poids des nouveau-nés peut être inférieur à la moyenne. Les bébés nés de parents cocaïnomanes peuvent :

      • être irritables;
      • être difficiles à nourrir;
      • ne pas bien dormir plusieurs semaines après leur naissance.

La cocaïne crée-t-elle une dépendance?

Oui, la cocaïne crée une dépendance. Sa consommation régulière peut entraîner une tolérance à ses effets. Les cocaïnomanes peuvent aussi acquérir une dépendance psychologique qui se caractérise par un état de manque intense même lorsque le cocaïnomane est conscient de ses graves conséquences.

Les cocaïnomanes qui cessent soudainement leur consommation peuvent éprouver les symptômes suivants :

      • épuisement;
      • sommeil prolongé et agité;
      • faim;
      • irritabilité;
      • dépression;
      • pensées suicidaires;
      • état de manque intense.